- Les établissements sportifs ont l’obligation d’afficher dans leurs locaux des informations sur la cellule nationale Signal-Sports.
- Les signalements de violences dans le sport ont augmenté de 64% l’an dernier, selon le ministère des Sports.
- Ils concernaient à 60% des faits de violences sexistes et sexuelles.
La plateforme Signal-Sports est de plus en plus utilisée. Les signalements de violences dans le sport, majoritairement sexistes et sexuelles, ont bondi de 64% l’année dernière, a indiqué jeudi le ministère des Sports, précisant que les trois quarts des personnes « mises en cause » sont des éducateurs.
En 2025, un total de 872 signalements ont été reçus sur la plateforme Signal-Sports et ont donné lieu à une enquête administrative, contre 532 l’année précédente et 363 en 2023. Ils concernaient à 60% des faits de violences sexistes et sexuelles.
« Le fait que les chiffres augmentent beaucoup, même si nous le déplorons toutes et tous, veut dire aussi que les victimes aujourd’hui n’ont plus peur de parler et n’ont plus peur de saisir la plateforme. Il faut que nous continuions à les accompagner »,
a résumé Marina Ferrari, ministre des Sports, lors d’un point presse.
Signal-Sports a été lancée en 2019, et depuis novembre dernier, les près de 330.000 établissements d’activités physiques et sportives (EAPS) ont l’obligation d’afficher dans leurs locaux des informations sur l’existence de cette cellule nationale de traitement des signalements de violences dans le sport.
Marina Ferrari a précisé que sur les 936 personnes « mises en cause » par les signalements l’an dernier, « 693 sont des éducateurs sportifs, professionnels, stagiaires ou bénévoles ; 186 des dirigeants ; 31 des arbitres et 26 d’autres intervenants. Les personnes mises en cause sont majoritairement des hommes à 91% ».
Les victimes sont quant à elles à 57% des femmes, ce pourcentage s’élevant à 77% dans le cas de violences sexistes et sexuelles. 67% des victimes étaient également mineures au début des faits, « avec une part importante de mineurs de moins de 15 ans (40%
) ».
Vérification des antécédents judiciaires
Suite aux enquêtes menées, 206 « décisions administratives en urgence »
ont été prises par les préfets « en cas de danger grave ou imminent »
, ainsi que 58 « décisions administratives pérennes »
, le ministère ne détaillant cependant pas la nature de ces mesures. Un total de 184 « mesures disciplinaires » ont également été prises par les fédérations. Au niveau pénal, « 10 incapacités d’exercer »
ont été prononcées à l’issue de procédures judiciaires.
Parallèlement, 941 personnes ont été « écartées des fonctions d’éducateur, d’exploitant d’établissement, de juge ou d’arbitre »
l’an dernier, dans le cadre du dispositif de « contrôle d’honorabilité »
, une vérification d’antécédents judiciaires mise en place en 2021.
De son côté, la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry a plaidé jeudi pour des contrôles d’honorabilité « dans tous les secteurs, pour tous les professionnels et bénévoles au contact d’enfants »
, souhaitant notamment que ces « mêmes exigences soient aussi valables à l’e-sport »
et à ses encadrants.




