- La rémunération minimale horaire de ces livreurs indépendants va passer de 11,75 euros brut à 19 euros.
- Leurs syndicats ont passé un accord avec les plateformes comme Uber Eats et Deliveroo qui entrera en vigueur au 1er septembre.
- Des discussions sur leur santé et leur sécurité se poursuivent en parallèle.
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Ils sont devenus indispensables dans la vie de nombreux Français. Les livreurs de repas à domicile, des indépendants, ont obtenu vendredi 10 juillet des plateformes qui les emploient, majoritairement Uber Eats et Deliveroo, une hausse significative de leur revenu minimal horaire, qui passe de 11,75 euros brut à 19 euros, a appris l’AFP de l’autorité de régulation du secteur.
L’autorité de régulation (Arpe) avait publié en 2025 un rapport sur la chute drastique du taux horaire brut entre 2021 et 2024, soit une baisse de 34,2% chez Uber Eats, de 22,7% chez Deliveroo et de 26,6% chez Stuart en tenant compte de l’inflation.
Les deux entreprises membres de l’Association des plateformes d’indépendants ont signé vendredi avec des syndicats de un avenant à un accord de 2023 prévoyant une rémunération minimale horaire.
Cet avenant, qui entrera en vigueur au 1er septembre, « marque une étape importante dans la construction progressive de garanties collectives adaptées aux conditions d’exercice des travailleurs indépendants des plateformes »
, s’est félicité dans un communiqué Joël Blondel, le directeur général de l’Arpe.
Le texte « prévoit que cette garantie soit désormais appréciée sur une période hebdomadaire, plus favorable pour le livreur que le calcul par mois qui avait court jusqu’ici »
, s’est réjouie l’Arpe dans le même communiqué. Par ailleurs, les pourboires, qui étaient compris dans le calcul de la rémunération lors de l’accord de 2023, en sont désormais exclus, explique Fabian Tosolini, du syndicat majoritaire Union-Indépendants, à l’AFP.
L’avenant prévoit enfin une clause de réexamen du texte de manière annuelle, ou avant si un événement exceptionnel le justifiait, comme une hausse de l’inflation ou une dégradation du pouvoir d’achat, a-t-il également précisé. En parallèle se poursuivent des discussions sur la santé et la sécurité des livreurs, a ajouté l’Arpe.











