mardi, septembre 8

  • Une réunion extraordinaire s’est tenue ce matin avec les 133 salariés de Bordeau-Chesnel pour officialiser la vente de la marque centenaire.
  • L’avenir de la production et des emplois reste incertain, suscitant l’inquiétude au Mans et dans la région.

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Le leader français de la rillette, Bordeau-Chesnel, est officiellement mis en vente. Une réunion extraordinaire s’est tenue lundi avec les 133 salariés de l’entreprise pour annoncer cette décision. De nombreuses interrogations demeurent : la production va-t-elle continuer sur le site actuel ? Sera-t-elle délocalisée ? Tous les emplois seront-ils conservés ? Autant de questions qui restent sans réponse à ce stade.

Au Mans (Sarthe), capitale française de la rillette et ville voisine du site de production, l’inquiétude est palpable. Les habitants expriment leur attachement à cette marque emblématique. « C’est une entreprise qui nourrit des personnes, les gens sont attachés, ça représente vraiment la ville », confie l’un d’eux dans le reportage du JT de TF1 en tête de cet article. « Pour le personnel, ça va encore être catastrophique », s’alarme une autre. « C’est une marque de fabrique de la région. Bordeau-Chesnel, ça fait partie du patrimoine », résume un troisième.

Une marque centenaire devenue mythique

Créée il y a plus d’un siècle, Bordeau-Chesnel est devenue une marque française mythique, notamment grâce à son slogan publicitaire connu de tous : « De véritables rillettes Bordeau-Chesnel. Vous connaissez ? Bordeau-Chesnel ? Je n’y ai jamais goûté. Normal, cher monsieur, nous n’avons pas les mêmes valeurs. » 

 Malgré quelque 30 millions de pots de rillettes vendus chaque année, la marque ne serait plus rentable aux yeux du groupe propriétaire, selon les syndicats.

La cause principale invoquée est la baisse de la consommation de charcuterie en France, en recul de 10% en quinze ans. Ce désamour se vérifie auprès des consommateurs : « C’est principalement du gras et du sel » ; « Ça reste quelque chose d’industriel quand même ».

Face à cette perte de vitesse, la marque a tenté de réagir en lançant de nouvelles recettes, notamment des versions moins grasses ou proposant d’autres saveurs. Ces initiatives n’ont visiblement pas suffi à empêcher la mise en vente de l’entreprise.

La rédaction de TF1info | Reportage Charles DIWO, Nicolas HESSE

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