jeudi, mai 21

  • Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a assuré, jeudi 21 mai, que Cuba avait accepté une offre d’aide humanitaire de 100 millions de dollars.
  • L’île communiste connaît des pannes électriques à répétition et une pénurie de pétrole depuis la mise en place d’un blocus par les Américains.
  • Donald Trump, lui, n’a cessé ces derniers mois de répéter sa volonté de prendre le contrôle de l’État insulaire.

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Le second mandat de Donald Trump

Cent millions de dollars. C’est le montant de l’aide américaine qu’aurait accepté le gouvernement cubain, a assuré, jeudi 21 mai, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio. « Ils disent l’avoir acceptée. Nous verrons si cela signifie que cela va fonctionner », a ajouté le chef de la diplomatie de l’administration Trump devant des journalistes dans sa ville natale de Miami.

De l’autre côté de la rive, le gouvernement de La Havane s’est, pour l’heure, contenté de déclarer publiquement qu’il examinait l’offre faite par Washington, sans confirmer formellement son acceptation. D’autant que le camp de Donald Trump fixe ses conditions. 

« Nous n’allons pas fournir une aide humanitaire qui tombe entre les mains de leur appareil militaire. Ils s’emparent ensuite de ces biens, les vendent dans des magasins à un dollar et empochent l’argent », a mis en garde Marco Rubio, par ailleurs lui-même d’origine cubaine mais critique virulent des dirigeants de l’île communiste.

Mais cette aide n’étouffe pas les vives tensions entre les deux pays (nouvelle fenêtre). Et pour cause : La Havane accuse Washington de préparer le terrain politique en vue d’une intervention militaire, qui, si elle se matérialisait, « provoquerait un bain de sang aux conséquences incalculables », a dénoncé le président cubain Miguel Díaz-Canel, pour qui son pays « subit déjà une agression multidimensionnelle de la part des États-Unis ».

Car à l’embargo en vigueur depuis 1962, Washington a également ajouté en janvier un blocus pétrolier qui restreint l’approvisionnement (nouvelle fenêtre) en pétrole brut de l’île. De quoi causer des pénuries à répétition et des coupures d’électricité.

Raul Castro inculpé

Nouvelle escalade des tensions : mercredi, Washington a annoncé l’inculpation de l’ex-président cubain Raul Castro (nouvelle fenêtre), âgé de 94 ans, pour complot en vue d’assassiner des Américains en 1996. Une telle accusation, dans une affaire qui remonte à plus de trente ans, a suscité des spéculations selon lesquelles Donald Trump pourrait utiliser ces accusations comme prétexte pour attaquer Cuba et l’arrêter, à l’image du président vénézuélien Nicolas Maduro, capturé par les forces américaines en janvier et depuis détenu aux États-Unis.

« Le président a toujours la possibilité de faire tout ce qui est nécessaire pour soutenir et protéger les intérêts nationaux et la sécurité nationale des États-Unis », a prévenu Marco Rubio. Avant de nuancer : « Cela dit, nous privilégions toujours une solution diplomatique. »

Aymen Amiri avec AFP

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