Les États-Unis ont cherché à obtenir une suspension de 20 ans du programme d’enrichissement d’uranium iranien en vue d’un accord pour mettre fin à la guerre, ont rapporté des médias américain ce lundi 13 avril, après l’échec de négociations dimanche.
Le président américain Donald Trump a déclenché la guerre le 28 février assurant que l’Iran développait une bombe atomique -ce que Téhéran dément- et promettant de ne jamais laisser ce pays posséder une arme nucléaire.
Le vice-président américain JD Vance a quitté les négociations avec l’Iran les mains vides dimanche, les principaux points de blocage portant notamment sur la réouverture du détroit d’Ormuz et sur le programme nucléaire iranien.
Selon des médias américains citant des responsables proches des discussions tenues samedi à Islamabad, Washington a demandé à Téhéran à cette occasion de s’engager à ne pas enrichir d’uranium pendant 20 ans.
Cette pause de 20 ans se serait accompagnée d’un allègement des sanctions, indique le Wall Street Journal.
Contre-proposition de l’Iran
En retour, l’Iran aurait proposé de suspendre ses activités nucléaires pendant cinq ans, écrit le New York Times.
Ces propositions rapportées par la presse apparaissent comme une version édulcorée des exigences formulées publiquement par Donald Trump, qui a réclamé que l’Iran renonce définitivement à ses ambitions nucléaires.
En 2018, lors de son premier mandat, celui-ci avait retiré les États-Unis de l’accord nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances, un texte qui prévoyait un allègement des sanctions en échange de strictes limitations de l’enrichissement de l’uranium et d’un contrôle renforcé des installations du pays.
« C’est une chose que les Iraniens affirment qu’ils ne se doteront pas de l’arme nucléaire, mais c’en est une autre pour nous de mettre en place les mécanismes nécessaires pour garantir que cela ne se produira pas », a dit lundi JD Vance à l’issue des négociations infructueuses pour la paix, au Pakistan, ajoutant que les Etats-Unis avaient présenté des « lignes rouges claires ».
Un programme nucléaire civil, selon Téhéran
L’Iran a déjà dit exclure toute restriction à son droit d’enrichir de l’uranium dans le cadre de ce qu’il affirme être un programme nucléaire civil.
La « question centrale » est le retrait de l’ensemble de l’uranium que l’Iran a déjà hautement enrichi, ainsi que « la garantie qu’il n’y ait plus d’enrichissement dans les années à venir, voire les décennies à venir », avait indiqué lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un proche allié de Donald Trump.
La Russie a annoncé lundi est prête à accueillir sur son sol de l’uranium enrichi iranien dans le cadre d’un éventuel accord de paix entre Washington et Téhéran.
Article original publié sur BFMTV.com




