- Les résultats de la campagne de dépistage de stupéfiants au sommet de l’État ne seront pas rendus publics.
- « On n’est pas un tribunal », se défend auprès de l’AFP l’entourage du Premier ministre qui ne communiquera pas de noms.
- Les personnes contrôlées positives seront invitées à quitter leurs fonctions, comme cela s’est déjà produit par le passé.
Sébastien Lecornu avait demandé des actions « inopinées »
. Deux semaines après l’annonce d’une campagne de dépistages antidrogue au sommet de l’État, on apprend que les résultats de ces tests ne seront pas publiés. « On n’est pas un tribunal. On a lancé cette campagne de dépistage au nom de l’exemplarité et de la sécurité de l’Etat. Ces postes exposent et rendent par nature les postes vulnérables. On n’entend pas pour autant rendre publics les noms »
des agents éventuellement consommateurs, explique à l’AFP l’entourage du Premier ministre ce jeudi 25 juin.
Une circulaire pointée du doigt
Lancée le 16 juin pour marquer le « changement d’échelle »
de la lutte contre le narco-trafic souhaitée par l’exécutif, cette campagne concerne les ministres, les membres des cabinets, de nombreux hauts fonctionnaires, comme les préfets et les ambassadeurs, ainsi que les agents ayant accès à des informations sensibles. L’initiative a beaucoup fait parler au sein des administrations, un conseiller ministériel allant jusqu’à interroger la légalité de la circulaire et pointant du doigt le risque d’« instaurer un rapport de défiance »
. Un autre avait salué l’initiative parce qu’« on ne peut plus avoir de complaisance vis-à-vis de cette consommation »
qui touche « tous les milieux »
.
Si des résultats s’avéraient positifs, le gouvernement se séparerait des personnes concernées en toute discrétion, comme il l’a déjà fait il y a quelques mois avec un conseiller sur les questions agricoles ou un haut fonctionnaire de Bercy.




