- La France va-t-elle réviser sa loi sur l’accouchement sous X ?
- Un avis remis au gouvernement est favorable à la levée de l’anonymat pour ces mères qui accouchent sous X.
- Les enfants pourraient enfin avoir accès à leurs origines.
Suivez la couverture complète
La Matinale
Révéler le secret des naissances sous X, c’est la recommandation de deux instances spécialisées dans l’adoption : le Conseil national de l’adoption (CNA) et le Conseil national pour l’accès aux origines personnelles (CNAOP). Ces dernières souhaitent faire évoluer la loi à l’avantage des enfants.
« C’est sûr qu’il faut rééquilibrer puisque le curseur aujourd’hui est clairement du côté de la femme qui a accouché »
, estime sur LCI Arthur Kermalvezen, membre du CNAOP, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article. Depuis 2002, ce sont les femmes qui ont accouché qui décident si elles veulent ou non révéler leur identité, rien ne les y contraint.
Avec cette réforme, elles seraient obligées de transmettre certaines informations, comme leur nom, leur dossier médical ou les conditions de leur grossesse. Pour rester anonymes, elles devraient réaffirmer leur choix aux 12 ans de l’enfant, un âge où l’on se pose des questions sur ses origines.
« Plus un enfant va pouvoir se figurer précisément quelle est son histoire, d’où il vient, comment il a été conçu, moins ça va laisser une part à des fantasmes, à des fantaisies extrêmement dévorantes pour lui »
, développe le psychiatre Serge Hefez. La France est une exception en Europe, où pratiquement tous les pays ont accordé plus de droits aux enfants nés dans le secret.




