mercredi, avril 22

  • L’Union européenne a lancé ce mercredi la procédure qui doit lui permettre d’accorder dans les 24 heures un important prêt à l’Ukraine.
  • La Hongrie avait bloqué son versement pendant plusieurs mois car elle réclamait la reprise des livraisons de pétrole russe.

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Ukraine : la guerre entre dans sa 5ᵉ année

C’est la fin d’une longue saga qui se profile. L’Union européenne a lancé mercredi la procédure qui doit lui permettre, sauf coup de théâtre, de débloquer le prêt de 90 milliards d’euros consenti par les 27 en décembre à l’Ukraine, mais empêché depuis par la Hongrie. Ce paquet d’aide est indispensable à Kiev pour financer sa guerre contre la Russie sur la période 2026-202. Bruxelles espère pouvoir ensuite verser rapidement une première tranche de ce prêt. L’UE a prévu de verser 45 milliards en 2026 et la même somme en 2027. « Ce déblocage envoie le bon signal dans les circonstances actuelles », s’est réjoui Volodymyr Zelensky.

Le montant du prêt avait été validé par les Vingt-Sept en décembre dernier. Mais, jusqu’à présent, la Hongrie bloquait son versement. En effet, l’ex-Premier ministre Viktor Orban, battu lors des élections législatives le 12 avril par son rival Peter Magyar, usait de son veto pour faire pression sur ses homologues. Son accord étant conditionné à la reprise de livraisons de pétrole russe via l’oléoduc Droujba qui traverse l’Ukraine et qui avait été endommagé par des frappes russes en janvier. « Pas de pétrole = pas d’argent », n’avait-il cessé de répéter. 

Vers un 20e « paquet » de sanctions contre la Russie ?

Mercredi, Volodymyr Zelensky avait assuré que les réparations nécessaires avaient été faites. Plus tard, un responsable ukrainien du secteur énergétique ayant requis l’anonymat avait annoncé à l’AFP que « le transit du pétrole avait été lancé à 12h35 ». 

« L’Ukraine respecte ses engagements dans ses relations avec l’Union européenne, même sur des questions aussi controversées que le fonctionnement de l’oléoduc Droujba », a rappelé le chef d’État ukrainien. Kiev et les responsables européens espèrent également que les conditions sont tout aussi réunies pour permettre l’adoption rapide de nouvelles sanctions contre la Russie, également bloquées depuis des mois par un veto de la Hongrie. Budapest et Bratislava ont, pour les mêmes raisons liées au pétrole russe, décidé de bloquer un accord sur un 20ᵉ « paquet » de sanctions contre Moscou.

Emma ALLAMAND avec AFP

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