lundi, août 24

La campagne présidentielle est lancée sur tous les fronts. Alors que Jean-Luc Mélenchon avait dénoncé ce dimanche 23 août des « procès » intentés par des préfets à l’encontre de députés LFI et exigé un « État impartial », le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a estimé que les préfets n’avaient « pas de leçons d’impartialité à recevoir ».

« Nous voulons un État impartial où des préfets sont priés de retourner dans leurs bureaux et de cesser de faire des procès aux députés Insoumis devant lesquels, comme devant n’importe quel député, ils doivent faire un salut militaire réglementaire », a exhorté ce dimanche matin Jean-Luc Mélenchon, lors du discours de clôture des universités d’été de La France Insoumise, les Amfis.

« C’est notre créneau » : pour sa rentrée, Jean-Luc Mélenchon s’empare de l’écologie en terrain conquis

« Nous ne sommes pas vos copains », a lancé le candidat à l’élection présidentielle à l’égard des préfets, dont certains avaient déjà subi des attaques du leader Insoumis l’an dernier.

À l’époque, le préfet du Val-d’Oise Philippe Court et Laurent Nuñez, alors préfet de police de Paris, avaient porté plainte contre deux députés Insoumis, Aurélien Taché et Aly Diouara, pour avoir affirmé que « la police tue ».

« Ils agissent chaque jour avec neutralité »

« Nous voulons un État impartial où, du préfet au guichet, nul n’est jugé sur son appartenance politique supposée, son adresse ou sa couleur de peau », a poursuivi le chef de file de LFI ce dimanche.

Le ministre de l’Intérieur a réagi dimanche après-midi, sur X : « Les préfets n’ont pas de leçons d’impartialité à recevoir. Serviteurs de l’État, garants dans les territoires des intérêts nationaux, du respect des lois et des principes de notre Constitution, ils agissent chaque jour avec neutralité et dans le seul but de garantir l’intérêt général ».

« Les mettre en cause ou les sommer de « retourner dans leur bureau » méconnaît profondément leur rôle et leur engagement au service de la République », a poursuivi le ministre.

L’Association du corps préfectoral et des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur (ACPHFMI) avait annoncé à l’été 2025 déposer plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour des « menaces ». « La confiance des autorités de la République n’a jamais fait défaut aux préfets, pas plus que l’estime de nos concitoyens. Nulle outrance verbale ne les détournera de leur devoir », avait cinglé l’organisation dans son communiqué.

Le Pen et Retailleau se joignent au débat

Bruno Retailleau, dirigeant du parti Les Républicains et lui aussi candidat à l’élection présidentielle, a dénoncé sur X les « menaces » et les « invectives » de Jean-Luc Mélenchon, affirmant que ce dernier « sombre dans le déshonneur et l’indignité ».

Une autre figure politique s’est invitée ce dimanche à cette passe d’armes : Marine Le Pen. La candidate du Rassemblement national à la présidentielle a dénoncé les « menaces » de Jean-Luc Mélenchon, qu’elle a jugées « inacceptables et indignes ».

« Je suis convaincue pour ma part que ces serviteurs essentiels de l’État, déjà mis à mal à travers la suppression du corps préfectoral opérée par Emmanuel Macron, seront au contraire les piliers de la renaissance de notre pays », a-t-elle insisté sur X.

« Madame Le Pen trouve normal que des préfets poursuivent en justice des députés insoumis, laissent nos élus se faire insulter dans les cérémonies officielles, et ne fassent strictement rien quand nous sommes agressés. Elle devrait demander à bénéficier de ce service », a rétorqué Jean-Luc Mélenchon en retour sur le même réseau social.

Budget, Mohammed ben Salmane et Mayotte, l’heure de la rentrée a sonné pour le gouvernement

Pour l’élection présidentielle de 2027, Éric Ciotti part avec Marine Le Pen avant même le premier tour

Share.
Exit mobile version