À l’inverse des demandes des patrons du secteur, Donald Trump veut poursuivre de développement de l’intelligence artificielle et a annoncé samedi 19 septembre la création d’une Task Force sur l’IA et la création d’un poste de « tsar » de l’IA, un poste accordé à un responsable de l’administration. Le président martèle ne pas souhaiter de nouvelles mesures pour réguler le développement de l’intelligence artificielle, estimant que tout arrêt donnerait un avantage à la Chine.
Mais selon le Washington Post, Donald Trump pourrait avoir d’autres raisons pour un tel positionnement : « l’empire économique tentaculaire de la famille Trump est de plus en plus imbriqué avec l’essor de l’intelligence artificielle », affirme le respectueux quotidien américain.
Parmi les transactions financières depuis son retour à la Maison-Blanche, de nombreuses concernent des entreprises de puces électroniques, de serveurs et dans le domaine énergétique. Et leurs valeurs ont baissé en début de semaine après les demandes de ralentir le développement de l’IA, rapporte notre correspondant à Atlanta, Edward Maille.
On ne sait toutefois pas si le président dispose toujours de ces investissements ou s’il les a vendus : leur évolution n’est pas publiée en temps réel. Selon le quotidien britannique Guardian, qui a également enquêté sur le sujet, « il n’est pas certain que les intérêts financiers dictent la politique de la Maison Blanche, mais ils évoluent en parallèle ».
Le Washington Post souligne que les entreprises de Donald Trump se rapprochent de plus en plus d’autres secteurs de l’IA. La maison mère de son réseau Truth social avait annoncé une fusion avec une entreprise dans le nucléaire qui cherche à compenser la hausse de la demande d’électricité, en partie provoquée par l’IA et les data centers. Les fils du président investissent aussi dans ce domaine.
Contrairement à ses récents prédécesseurs, Donald Trump n’a pas placé ses investissements dans une structure gérée par une personne indépendante « et a continué d’acheter et de vendre des actions une fois au pouvoir », poursuit le Washington Post. Un porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé qu’il n’y avait pas de conflits d’intérêts et que des gestionnaires indépendants réalisent la totalité des investissements de Donald Trump.
À lire aussiLa Californie pousse pour encadrer les risques de l’intelligence artificielle dans un nouveau décret



