- Les sauveteurs du Secours en milieu périlleux et montagne du Puy-de-Dôme sont capables d’intervenir dans les lieux les moins accessibles.
- Quelques mois avant la saison, ils s’entraînent intensivement dans des conditions réelles.
- Une équipe du 13H a pu exceptionnellement les suivre durant ces exercices.
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Le 13H
Une chose est sûre : la hauteur ne leur fait pas peur, elle est même devenue leur lieu de travail. Les pompiers d’élite du Secours en milieu périlleux et montagne (SMPM) du Puy-de-Dôme, qu’une équipe du 13H a pu exceptionnellement suivre, sont formés pour intervenir dans des zones que les autres services de secours (nouvelle fenêtre) ne peuvent pas atteindre. Car en haut d’un manège, au sommet d’un arbre ou en rappel sur une falaise, les sites d’intervention sont multiples au cœur de l’été.
Alors quelques mois avant la saison estivale, la préparation en conditions réelles est à son maximum. L’exercice du jour que vous pouvez voir dans le reportage visible en tête d’article : le sauvetage d’un randonneur (nouvelle fenêtre) fictif bloqué sur une falaise de 50 mètres de haut. Une situation périlleuse qui nécessite l’utilisation d’un mât de charge. « Ça sert à déporter l’intervention, à s’écarter un peu du mur pour pouvoir descendre dans l’axe de la victime et ne pas frotter tout le long de la falaise »
, explique le caporal Douglas Valbrun.
Des exercices à haut risque
Mais sur la paroi rocheuse de l’exercice, un faux pas pourrait coûter la vie à un sauveteur. « La sécurité, c’est du calme, des équipiers aguerris qui s’entraînent régulièrement. Il ne faut pas se presser même si la victime nécessite parfois des secours rapides »
, assure Samuel Chardes, chef d’unité du SMPM du Puy-de-Dôme. Des exercices de sauvetage comme celui-ci, les 48 pompiers de l’unité en font chaque mois. Un entraînement indispensable.
La sécurité, c’est du calme et des équipiers aguérris qui s’entraînent régulièrement
La sécurité, c’est du calme et des équipiers aguérris qui s’entraînent régulièrement
Samuel Chardes, chef d’unité du SMPM du Puy-de-Dôme
Et pour certaines interventions hors normes, les pompiers sont épaulés par les équipes du SAMU. C’est le cas par exemple dans cet autre exercice filmé par notre caméra : la fracture du fémur d’une victime fictive à 15 mètres de haut, au sommet d’un manège à sensation (nouvelle fenêtre), où l’intervention du personnel médical du Samu est indispensable.
« On les assure, on est là pour qu’ils travaillent en sécurité et dans de meilleures conditions. Moi je valide ou non si c’est faisable ou pas, parce qu’il y a des contraintes »
, détaille le lieutenant Frédéric Magnin, conseiller technique départemental adjoint du SMPM du Puy-de-Dôme. Une collaboration en milieu périlleux, dont Clara Laissus, infirmière du Samu, est moins coutumière : « Ce n’est pas forcément habituel, mais c’est pour ça qu’on s’y entraîne. On en a vraiment besoin. »
Les interventions du SMPM sont nombreuses dans le Puy-de-Dôme, avec près de 150 opérations par an. Pourtant, les places sont chères au sein du groupe : « Un sauveteur en milieu périlleux a trois semaines de formation pour pouvoir accéder à l’unité. Il y a des tests d’entrée avec une marche dénivelée, un test de vertige, un test d’escalade »
, énumère le commandant Vincent Baudry, conseiller technique départemental.
Avec à la clé, la possibilité pour les candidats recrutés d’intégrer l’équipe de ces pompiers d’élite, animés d’une passion commune de la montagne et d’une devise : secourir chaque victime, peu importe l’exigence du terrain.











