- Produits électroménagers, vêtements, matériel électronique… Le bonus réparation permet de réduire le coût de la réparation de vos objets.
- Sur le même principe, le label Ecomaison permet de rallonger le cycle de vie de la maison et de s’assurer de la longévité de ses équipements.
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Depuis fin 2022, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire déploie le bonus réparation (nouvelle fenêtre). En échange de quelques dizaines d’euros remboursés par l’État, vous pouvez réparer votre objet du quotidien, du vêtement à l’appareil électrique ou électronique. L’outil vise à accroître la performance énergétique et à diminuer l’impact sur l’environnement des objets réparés, notamment en s’approvisionnant localement.
Sur le même principe, la démarche Ecomaison (nouvelle fenêtre)vise le tri, le recyclage (nouvelle fenêtre)et la valorisation des déchets issus des constructions. Ce label privé valorise l’utilisation de matériaux issus du bois, de la paille, du chanvre ou d’autres ressources renouvelables. L’organisme Écomaison dispose de quatre agréments : ameublement, bâtiment, bricolage et jardin, jeux et jouets. Ce label privé valorise l’utilisation de matériaux issus du bois, de la paille, du chanvre ou d’autres ressources renouvelables.
L’organisme met également en place un bonus pour la réparation des meubles, des outils du jardin et de bricolage. Benoît Godon, responsable des fonds réparation pour l’organisme Ecomaison, détaille pour TF1Info le dispositif : « Vous pouvez faire réparer vos meubles en bois ou en métal et affûter vos outils de bricolage. Nous cherchons à rallonger la durée de vie des produits et de leurs matériaux. Nous prenons directement en charge une partie de la facture. Les fonds remboursés dépendent du coût de la réparation et du composant concerné. Cela va de 30 euros pour la réparation d’une charnière de porte de meuble, 60 euros pour rembourrer un canapé décousu qui a perdu sa mousse de confort, 65 euros pour remettre en place le caisson d’une cuisine et 200 euros pour remplacer un plan de travail de cuisine brûlé ».
La plateforme jerepare.fr (nouvelle fenêtre) permet d’identifier les produits éligibles à la réparation.
Attention, le produit à réparer doit être devenu inutilisable pour le consommateur, ou dangereux : « Un plan de travail endommagé par un coup de couteau peut subir une infiltration d’eau. Il faut le réparer avant qu’il ne se détériore »
, précise le professionnel. Vous trouverez ici la carte des réparateurs agréés éco maison (nouvelle fenêtre). Il suffit de cocher l’objet à réparer, renseigner votre adresse et l’organisme trouve un réparateur près de chez vous.
« C’est dommage de jeter des produits dans la nature alors qu’ils restent utilisables »
Ecolabel compte environ 500 artisans partenaires labellisés partout sur le territoire, dont le fabricant français de mobilier modulable Espace Loggia. Paul Malignac, son directeur général, estime que l’aide financière ne déclenche pas forcément la réparation. Mais elle permet de réaliser une réparation plus durable : « Au départ, cette réparation est trop coûteuse et les clients préfèrent bricoler pour pallier l’urgence »
, explique-t-il à TF1info. L’entreprise a investi 350.000 euros en 2026 dans un outil de nesting numérique (logiciel d’imbrication). Objectif : réduire les déchets de découpe et proposer des pièces de remplacement sur mesure : « Nous nous sommes aperçus que la durée de vie de nos meubles était plus longue que leur durée d’usage. L’adolescent, par exemple, utilise son lit une place pendant une dizaine d’années avant de l’abandonner. C’est dommage de jeter des produits dans la nature alors qu’ils restent utilisables ».
La menuiserie peut par exemple élargir un lit une place ou transformer une table. Le métier commence à évoluer : « Dans nos ateliers, près d’un quart de nos pièces viennent d’un autre meuble. Le business va évoluer. Il faut récupérer une pièce, la ramener et lui donner un autre usage. C’est un challenge industriel »
, assure le chef d’entreprise.
Benoît Godon regrette que le réseau réparation reste embryonnaire : « Cela fait deux ans que nous proposons ce bonus réparation sur le mobilier. Les fonds, fixés par la loi, comprennent des sommes importantes. Aujourd’hui, nous distribuons trop peu de bonus (155 projets financés en 2025). »
Le professionnel note que les meubles restent dans l’angle mort de la réparation : « Cela n’existe pas encore. Il faut créer le réseau, aller chercher des professionnels, les former et donner aux Français ce réflexe de faire réparer. Nous estimons qu’environ 20% des foyers français ont une défaillance sur un meuble. Souvent, ils vivent avec. »
Pour élargir le réseau, Ecomaison tisse un partenariat avec deux organismes de formation : « Nous voulons créer des techniciens de la réparation et former les futurs acteurs du secteur. Nous les accompagnons techniquement et financièrement pour équiper les organismes et lancer les premières sessions de formation d’ici un an »
, promet Benoît Godon.











