- Des propos privés de Raphaël Glucksmann ont été révélés ce samedi, notamment sur Ségolène Royal.
- Ce dimanche lors d’un débat entre les candidats à la primaire sociale-démocrate, l’eurodéputé s’est dit « désolé » pour ses « propos inélégants ».
- Il avait accusé l’ex-ministre d’avoir fait « la danse du ventre à Macron » ces dernières années.
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Le dernier débat entre les cinq candidats a été parfois houleux. L’eurodéputé Raphaël Glucksmann, mis en cause après des extraits vidéos où il s’en prend notamment à Ségolène Royal, a été forcé à s’en expliquer, lors du dernier débat de la primaire de la gauche sociale-démocrate qui a eu lieu ce dimanche 4 octobre sur BFMTV.
Dans un extrait vidéo diffusé samedi sur les réseaux sociaux, l’eurodéputé évoque notamment Ségolène Royal, qu’il accuse d’avoir fait « la danse du ventre à Macron »
ces dernières années. Cette dernière avait déploré sur X le « sexisme consternant »
de sa remarque. Dimanche soir, elle a souligné avoir « l’habitude des agressions verbales »
, mais « venant de vous, ça m’a particulièrement choquée parce que c’est une agression, en plus à connotation sexuelle »
, lui a-t-elle asséné.
Raphaël Glucksmann a d’abord assuré qu’il n’y avait « pas de connotation sexiste »
dans l’expression « danse du ventre »
, et que ses propos, issus d’une réunion avec des militants dans un café, « n’avaient pas vocation à être publics »
.
Désolé si ces propos ont été perçus comme étant sexistes. Ils n’avaient pas vocation à sortir. Je suis désolé
Désolé si ces propos ont été perçus comme étant sexistes. Ils n’avaient pas vocation à sortir. Je suis désolé
Raphaël Glucksmann
« Le plus simple, c’est de s’excuser »
, a souligné le patron du PS Olivier Faure. « La réalité, c’est que cette vidéo, elle n’était ni faite ni à faire. Ce n’était pas un cadre privé, c’était une réunion militante. »
Il a également remarqué que « si on commence à dire que le cadre privé ne compte pas, alors dans ces cas-là, j’imagine que demain Jordan Bardella nous dira
que les messages qui ont été captés par Mediapart
étaient des messages d’ordre privé »
.
« Désolé si ces propos ont été perçus comme étant sexistes. Ils n’avaient pas vocation à sortir. Je suis désolé »
, a fini par dire M. Glucksmann. Mais « vous pensez qu’aujourd’hui en France le débat public est brutalisé par moi ? »
, a-t-il demandé, avant de reconnaître que « des propos inélégants sont sortis. Maintenant la vraie question c’est comment on va battre l’extrême droite »
.
Dans une autre vidéo de cette même réunion, l’eurodéputé disait aussi « pisser »
sur Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
« Une fois que c’est sorti, oui j’assume. C’était moi, c’est indéniable. Je ne pense pas qu’il faille utiliser ce langage dans le débat public, j’en suis absolument conscient »
, a-t-il ajouté. Mais « ce que je disais c’est qu’il ne fallait pas céder à ce que Marine Le Pen était en train de faire, ou Jean-Luc Mélenchon, en encourageant les fièvres identitaires »
.

