- Le coût des travaux dans les logements va augmenter, notamment en raison de la crise au Moyen-Orient.
- C’est ce qui ressort d’une étude de la Capeb parue courant avril, qui avance jusqu’à 20 % d’augmentation en fonction des produits.
- L’éditorialiste économique Nicolas Doze fait le point sur LCI.
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La Matinale
Nouvelle hausse des prix en perspective. La Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (Capeb) a publié une étude en avril annonçant notamment jusqu’à 20% d’augmentation sur toute une série de matériaux, en particulier ceux dérivés du pétrole, en raison de la guerre en Iran et du blocage du détroit d’Ormuz.
Cela concerne non seulement la peinture, le PVC ou les isolants, mais également le béton, le cuivre, le zinc, le bitume, et même le bois en raison de l’augmentation des coûts liés au transport. « On découvre que pour fabriquer une tuile, 35 % de la facture de la fabrication d’une tuile sur un toit, c’est de l’énergie
« , relève l’éditorialiste économique Nicolas Doze sur LCI, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.
Cette enquête de la Capeb arrive à la conclusion que 60% des artisans qui sont adhérents à la Confédération ont constaté que leurs fournisseurs leur imposent aujourd’hui des hausses de prix, qu’ils répercutent ensuite sur les factures. « Cela change tellement vite qu’un devis peut se retrouver caduque en moins d’une semaine
« , précise le spécialiste.
On constate ainsi de manière très concrète que la guerre et la fermeture du détroit d’Ormuz touchent bien plus que les prix du gaz et du pétrole. Au premier trimestre 2026, l’activité dans le domaine a reculé de 1,5%. « Cette nouvelle crise du Golfe est vraiment la crise de trop pour un secteur de la construction qui est probablement l’un des plus fragiles et des plus malades du pays
« , conclut Nicolas Doze.




