- Près de 100 jours après la tempête Nils, 1.500 foyers n’ont toujours pas accès à Internet dans les Landes.
- Les habitants et les commerçants de Saint-Justin ne peuvent plus vivre, ni travailler comme avant.
- Écoutez leurs témoignages dans ce reportage du JT de TF1.
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Tempêtes, orages, inondations… la météo s’emballe en France
« Depuis le 12 février, 0h53,
tempête Nils
, nous avons un joli message. Ça fait trois mois que tout est comme ça »
, montre Catherine Lazcano à la caméra de TF1, dans le reportage du 13H visible en tête de cet article. Elle désigne une image fixe sur l’écran de son téléviseur, indiquant un « problème de réception »
. La retraitée a eu beau redémarrer sa box, rien n’y a fait, et pour cause : elle fait partie des 1.500 foyers des Landes privés d’Internet depuis bientôt cent jours. Alors cette habitante de Saint-Justin s’est adaptée. Elle pose son téléphone près de la fenêtre, seul endroit où elle capte la 4G, grâce à laquelle elle peut, tant bien que mal, connecter son ordinateur. « Ca devient lassant
, reprend-elle. Il faut faire cette manœuvre ou il faut sortir. Là, on a nos déclarations d’impôts à faire. La 4G, ça peut sauter tout le temps, donc on ne sait pas si on devra recommencer. »
Arbres jonchant les routes, poteaux et lignes arrachées… Difficile, en contemplant la désolation environnante, de réaliser que trois mois sont passés après la tempête. « Regardez, la fibre est en suspens. Il faut reconstruire le réseau,
pointe Philippe Latry, le maire (divers gauche) de Saint-Justin. À l’attente, a succédé l’impatience. À l’impatience, a succédé la colère. Et aujourd’hui, je pense qu’il y a même une forme de résignation. On ajoute de l’isolement à l’isolement. »
Les réparations n’ont pas encore débuté.
Afin de tenir au courant ses administrés, l’édile relance régulièrement les opérateurs et autres gestionnaires de réseau, qui, pour l’instant, « font des réunions et se concertent »…
Mais en attendant, dans la commune, certaines situations deviennent critiques, comme celle d’Audrey Bouvard, qui gère avec son mari une entreprise… de réseaux de fibre optique et cuivre. « Les cordonniers sont les plus mal chaussés, comme on dit »
, plaisante-t-elle, avant de se faire plus sérieuse : « Parfois, je reçois les mails, quand je suis à l’extérieur. En revanche, à la maison, je ne peux pas faire les devis, ni les factures. Sur le chiffre d’affaires, forcément, il y a des répercussions. Moi, je les ai estimées à 50% de perte de chiffre d’affaires. »
Joint par le maire de Saint-Justin, l’un des opérateurs concernés assure que les travaux devraient commencer à la fin du mois de mai. Au plus tôt.




