dimanche, juin 28

En 2024, la mobilisation de la Gen Z kényane contre un projet de loi de finances et les hausses de taxes que ce dernier prévoyait, avait culminé avec la prise du Parlement par des manifestants. Une trentaine de personnes avaient été tuées, ce jour-là par la répression policière.

Selon l’Inspection générale de la police, 120 personnes ont trouvé la mort lors de manifestations, en 2024 et 2025, au Kenya, alors que les méthodes de maintien de l’ordre dans le pays continuent d’être dénoncées.

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Ils ont été « jetés au bord de la route, comme des déchets », selon les termes employés par de la Commission pour les droits humains du Kenya (KHRC). Les six manifestants retrouvés, samedi, disent tous avoir été brutalisés par les policiers pendant leur garde à vue.

Trois personnes ont d’abord été retrouvées, dans le quartier de Hurlingam, vers 5 heures du matin, samedi. Trois autres manifestants ayant pris part à la marche commémorative du 25 juin ont ensuite été localisés à leur tour, abandonnés dans les rues de Nairobi. Un homme, cependant, est toujours porté disparu selon la Commission pour les droits humains. Il s’agit de Davis Lichuma, « disparu de force, après avoir été arbitrairement arrêté », selon l’organisation qui appelle à sa libération immédiate.

Amnesty Kenya s’est fait l’écho de cette disparition ainsi que des « inquiétudes entourant la sécurité » de Davis Lichuma. L’ONG relaie aussi « les allégations de torture et de traitement inhumain et cruel » sur les six personnes retrouvées, samedi, et demande qu’« une enquête impartiale et indépendante soit immédiatement ouverte ». La veille, Amnesty Kenya avait rappelé sur ses réseaux que « les disparitions forcées, et la détention au secret n’ont aucune place dans une démocratie constitutionnelle. »

Selon le ministre kényan de l’Intérieur, environ 355 personnes ont été arrêtées à travers le pays, jeudi 25 juin.

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