- Me Alexandre Martin était l’invité de l’émission « Histoires criminelles » ce dimanche 12 juillet sur la chaîne LCI.
- La prise de parole de l’ex-avocat de Cédric Jubillar intervient alors que ce dernier a reconnu sa responsabilité dans la disparition de son épouse Delphine et se dit prêt à collaborer avec la justice.
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La disparition de Delphine Jubillar
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Plus de cinq ans après les faits, Cédric Jubillar a reconnu être à l’origine de la mort de son épouse Delphine, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 dans le Tarn (nouvelle fenêtre), et se dit prêt à collaborer avec la justice, deux mois avant l’ouverture de son procès en appel. Reconnu coupable, il a écopé d’une peine de trente ans de réclusion criminelle en octobre 2025. Son procès en appel doit se tenir du 21 septembre au 16 octobre à Toulouse. Cinq années durant, Me Alexandre Martin a plaidé son innocence, aux côtés de Me Emmanuelle Franck. Invité de l’émission « Histoires criminelles » ce dimanche 12 juillet sur la chaîne LCI, il est revenu sur les aveux de son ancien client.
Le 6 juillet dernier, alors que les nouveaux avocats de Cédric Jubillar, Mes Pierre et Guy Debuisson, révélaient le contenu d’un courrier adressé par leur client (nouvelle fenêtre), dans lequel il admet sa responsabilité dans la disparition de la mère de ses deux enfants, Me Alexandre Martin admet être tombé des nues. « J’ai été surpris, tant sur le fond que sur la forme. Sur le fond, nous avons toujours porté la parole de notre client
. Sur la forme, qu’il ait réservé ses confessions à la presse avant de faire des aveux à la justice, cela m’a un peu surpris
« , a-t-il expliqué. « Les parties civiles attendent que des aveux au sens judiciaire du terme soient posés sur un procès-verbal et permettent de faire les investigations nécessaires pour rendre à cette famille le corps de Delphine Jubillar »
, a-t-il poursuivi.
Imaginez-vous un seul instant que nous ayons accepté que notre client soit jugé dans un état végétatif ?
Imaginez-vous un seul instant que nous ayons accepté que notre client soit jugé dans un état végétatif ?
Me Alexandre Martin
Me Alexandre Martin a dit n’avoir jamais douté de l’honnêteté de son client. « En tant qu’avocat, je ne pose jamais la question brutale à un individu de savoir s’il est coupable ou innocent. Nous avons reçu avec Me Franck sa parole. Il nous a confié une mission. Nous avons étudié le dossier et nous avons considéré que ce dossier était fragile, parcellaire »
, a-t-il expliqué. « On était quand même dans un dossier sans corps, sans scène de crime »
, a poursuivi l’ancien avocat de Cédric Jubillar.
Pour expliquer que le peintre-plaquiste n’ait pas reconnu les faits plus tôt, les nouveaux avocats ont indiqué que leur client était dans un état second. « On a dit que pendant le premier procès, il était mutique et qu’il ne disait rien. Quand on lui pose la question, il nous dit : ‘Oui, parce que, dès le matin, on me cachetonnait à mort’. C’est-à-dire qu’on lui mettait des médicaments extrêmement puissants, extrêmement forts, qui en faisaient presque un zombie »
, ont déclaré ses conseils lors d’une conférence de presse. Selon eux, Me Alexandre Martin et Me Emmanuelle Franck avaient accès aux ordonnances dans le dossier. « Imaginez-vous un seul instant que nous ayons accepté que notre client soit jugé dans un état végétatif ? C’est la nouvelle défense de Cédric Jubillar. Je n’ai pas vu un zombie face à moi. C’était un homme qui était apte à participer à son procès »
, s’est-il défendu.
Pour Me Alexandre Martin, il est cependant trop tôt pour parler d’aveux. « Des aveux, cela répond quand même à des critères juridiques. Aujourd’hui, nous avons des confessions (…). Les aveux, c’est quand Cédric Jubillar aura, avec les détails qui sont attendus par l’accusation, les détails de son passage à l’acte et les explications aussi sur le déni qu’il a affiché pendant plusieurs années »
, a-t-il souligné. Si ces confessions se transforment en aveux, peut-il espérer obtenir une réduction de peine ? « Tout dépendra de la manière dont cet homme les exprimera. L’image qu’il a dégagée tout au long du premier procès a souvent été comparée à quelqu’un d’arrogant (…). Cela a beaucoup joué en sa défaveur »
, a-t-il souligné.











