vendredi, octobre 9

  • Invité du « Grand Entretien » sur LCI ce jeudi, le président du RN Jordan Bardella a « formellement contesté » les accusations d’écrits antisémites portées à son encontre par Mediapart.
  • « Ces propos ne sont pas les miens », a-t-il martelé, confirmant qu’une plainte en diffamation avait été déposée.

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La campagne du Rassemblement national bousculée par des accusations d’antisémitisme. Depuis fin septembre, Mediapart assure que le président du parti Jordan Bardella a écrit il y a plus d’une décennie des messages antisémites sur Facebook, et a indiqué dans un deuxième temps avoir apporté les preuves de ces accusations. Invité de LCI ce jeudi 8 octobre dans le « Grand Entretien » (voir vidéo en tête de cet article), l’eurodéputé a poursuivi sur sa ligne de défense : tout est faux, le fond comme les preuves.

« Mediapart a menti », a dénoncé Jordan Bardella. « Lorsque Mediapart publie ces calomnies un lundi, il est dit que ces conversations ont été authentifiées par un huissier de justice. Le deuxième article nous indique que la certification par huissier a eu lieu au lendemain de la publication. Donc ils ont menti. »

On a l’impression que je suis un criminel et un assassin en série

Jordan Bardella sur LCI

Sur le fond, celui que Marine Le Pen promet de nommer Premier ministre si elle remporte l’élection présidentielle 2027 « conteste formellement » tout ce dont il est accusé. « Je conteste formellement les accusations de Mediapart, les propos rapportés par Mediapart, ainsi que les méthodes et les sources de Mediapart. Je n’ai jamais tenu ces propos ignobles et antisémites. »

« Je n’ai aucune leçon à recevoir en matière de lutte contre l’antisémitisme », a-t-il encore déclaré, indiquant à plusieurs reprises s’être rendu en Israël « à l’invitation du gouvernement » de l’État hébreu. Interrogé sur sa stratégie de défense, il a affirmé qu’il n’allait « pas plaider l’erreur de jeunesse pour des positions qui ne sont pas » les siennes. « Ces propos ne sont pas les miens, de quoi est-ce que je me rendrais coupable ? On a l’impression que je suis un criminel et un assassin en série. Il va falloir se calmer. »

Un climat d’hystérie, comme s’il n’y avait plus d’argument sur le fond

Jordan Bardella sur LCI

Jordan Bardella a aussi dénoncé « des méthodes de barbouzes » dans « un timing troublant », à quelques mois d’une échéance électorale. Qui a tenté de lui nuire ? « Le temps nous le dira », a-t-il répondu. Cela pourrait-il venir de l’intérieur du Rassemblement national ? « Non, je l’exclus », a-t-il poursuivi. « Mais à l’extérieur, nous n’excluons rien. »

L’affaire, qui agite toujours la classe politique, devrait se poursuivre à moyen terme devant les tribunaux. « Une plainte en diffamation a été déposée », a confirmé le patron du parti à la flamme. « Nous sommes en train de préparer une plainte pour faux et usage de faux. » Défendant son « honneur » et « la vérité », il a assuré que cette polémique ne serait peut-être pas la dernière. « Nous sommes donnés vainqueurs au second tour dans tous les cas de figure », a-t-il rappelé. « Il y a, de la part de nos adversaires, un climat d’hystérie, comme s’il n’y avait plus d’argument sur le fond. »

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