vendredi, octobre 9

  • Trois sœurs âgées de 31, 32 et 36 ans se sont suicidées par noyade en mai dernier, selon les conclusions d’une enquête publiées ce jeudi.
  • Leurs corps avaient été sortis de l’eau le 13 mai dernier.
  • Selon plusieurs journaux britanniques, leur mère est décédée dans des circonstances similaires en 2010.

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L’épilogue d’un drame qui a suscité une vive émotion au Royaume-Uni. Trois sœurs se sont suicidées par noyade en mai à Brighton dans le sud de l’Angleterre, seize ans après la mort de leur mère dans des circonstances similaires, selon les conclusions d’une enquête dévoilées ce jeudi 8 octobre. Les corps de Jane Adetoro, 36 ans, Christina Walters, 32 ans, et Rebecca Walters, 31 ans, qui vivaient ensemble dans l’ouest de Londres, avaient été sortis de l’eau tôt dans la matinée du 13 mai dans cette cité balnéaire britannique.

Les trois femmes s’étaient d’abord rendues là où vivait leur mère

« Il n’y a pas de mot pour exprimer la douleur de perdre un enfant. Perdre mes trois précieuses filles, Jane, Christina et Rebecca, est un chagrin dépassant tout ce que j’aurais pu imaginer », a témoigné leur père, Joseph Jacobson, dans une déclaration écrite lue devant le tribunal.

Le 11 mai dernier, les trois femmes s’étaient rendues à Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, où un taxi les avait déposées dans la rue où vivait leur mère et non loin de l’endroit où elle s’était noyée en 2010, selon l’enquête. Selon le Daily Mail et le Sun, elle s’était également suicidée. Un taxi avait ensuite amené les trois sœurs le 12 mai au soir près de la plage à Brighton. Les trois sœurs auraient été vues vivantes pour la dernière fois à 2h42, le 13 mai, sur les images de vidéosurveillance de cette plage, rapporte The Guardian (nouvelle fenêtre).

« Elles ne savaient pas nager »

« Le 13 mai, alors qu’il faisait sombre, elles sont entrées dans l’eau. Elles ne savaient pas nager et les conditions en mer étaient défavorables », a détaillé la magistrate chargée de l’enquête médico-légale, Penelope Schofield, devant un tribunal. « Je suis arrivée à la conclusion que les sœurs sont délibérément entrées dans l’eau avec l’intention de mettre fin à leurs jours », a-t-elle ajouté. Penelope Schofield a souligné qu’elle ne connaissait pas les raisons de leur suicide. 

Christina Walters souffrait « d’anxiété et de dépression » depuis la mort de sa mère. La police a retrouvé de nombreuses références au suicide en cherchant dans l’historique de son ordinateur. Les trois sœurs avaient vidé leurs comptes en banque et nettoyé leur appartement. Elles étaient « extrêmement discrètes » et menaient « une vie recluse », a expliqué la magistrate. 

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