- Depuis le 12 juillet, les incendies dans la forêt de Fontainebleau dégradent localement fortement la qualité de l’air, indique Airparif.
- Les conséquences sont aussi néfastes pour la faune et la flore, comme le montre ce reportage du JT de TF1.
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Le 13H
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Audrey n’avait pas distribué le courrier depuis ce lundi 13 juillet à cause des incendies. Mais pour cette factrice qui officie en lisière de la forêt de Fontainebleau, sa tournée se fait ce jeudi matin avec un masque. « Je le mets par précaution pour éviter l’inhalation de fumée qui est nocive pour la santé. Après, on n’est pas obligé, mais je préfère le mettre »,
dit-elle dans le reportage du JT de 13H de TF1 visible en tête de cet article.
Des niveaux de particules localement très élevés
Selon les données communiquées par Airparif le 15 juillet, les niveaux de particules sont en effet localement très élevés aux abords des zones de feux de la forêt de Fontainebleau, comme l’attestent les concentrations horaires mesurées du 13 au 14 juillet matin sur la station rurale du Sud-Est, installée dans le village de Recloses, en Seine-et-Marne. Elles ont atteint environ 400 microgrammes par mètre cube (µg/m3) que ce soit en particules (PM10, inférieures à 10 micromètres de diamètre) ou en particules fines (PM2.5, inférieures à 2,5 micromètres).
A titre de comparaison, la réglementation fixe une limite à ne pas dépasser de 50 µg/m3 en moyenne journalière, afin de protéger la santé ; ce que l’on appelle le « seuil d’information ». Le 14 juillet matin, un impact jusqu’au nord-est de la région Centre-Val de Loire a été observé sur plusieurs stations de mesure, avec des concentrations de l’ordre de 60 µg/m3, précise encore Airparif.
Et cela a des conséquences directes sur l’organisme des populations alentours. « Ça touche essentiellement les voies respiratoires, le nez, la gorge, les poumons. Ne pas oublier aussi les yeux qui vont être irrités. Il faut limiter les activités physiques à l’extérieur, ça paraît logique. Il faut, si l’on peut, utiliser un purificateur d’air »
, indique auprès de TF1 Faïza Boissy, médecin généraliste.
Dans les prochaines semaines, les arbres vont perdre leurs feuilles et leurs épines. La majorité vont dépérir.
Dans les prochaines semaines, les arbres vont perdre leurs feuilles et leurs épines. La majorité vont dépérir.
Sophie David, cheffe de service environnement à l’ONF
L’incendie a également transformé 2.000 hectares en un amas de cendres. Sur la carte ci-dessous, on voit l’étendue des dégâts de l’incendie, en rouge : 10% de la forêt de Fontainebleau a brûlé. Des milliers de chênes, des hêtres et des pins ont été détruits par les flammes. « On a l’impression que les arbres s’en sortent bien. En fait, tout leur réseau racinaire est complètement calciné. Dans les prochaines semaines, ils vont perdre leurs feuilles et leurs épines. La majorité vont dépérir »,
prévient Sophie David, cheffe de service environnement à l’ONF. Il faudra plusieurs dizaines d’années pour qu’elle retrouve sa forme initiale.

La forêt abrite aussi 6.600 espèces animales, des mammifères comme des cerfs, qui ont sûrement réussi à fuir. En revanche, les hérissons et les reptiles, par exemple, sont eux plus fragiles face au feu. Le président de la République vient d’annoncer la création d’un guichet unique pour rassembler tous les fonds afin de restaurer la forêt de Fontainebleau.




