Les autorités japonaises enquêtaient vendredi sur la brusque apparition d’un gigantesque cylindre en acier de la hauteur d’un immeuble de quatre étages, qui est sorti du sol lors de travaux d’égout, provoquant des embouteillages.
Un responsable de la ville d’Osaka (ouest) a indiqué à l’AFP que selon un signalement reçu mercredi matin, ce coffrage en acier utilisé pour la stabilisation des sols « sortait du sol » près d’autoroutes en ville.
« Il n’était pas là la veille », a-t-il précisé.
La structure, d’un diamètre d’environ 3,5 mètres, s’est élevée jusqu’à 13 mètres dans les airs, mais avait reflué à environ 1,6 mètre de hauteur vendredi matin après que des ouvriers ont versé de l’eau à l’intérieur pour la lester, ont précisé des responsables d’Osaka dans un communiqué.
Le cylindre avait été installé sous terre pour éviter l’afflux de terre dans la zone de creusement, ont ajouté les responsables.
Deux routes à proximité, menant vers le centre-ville, sont fermées à la circulation depuis mercredi, provoquant des congestions, a indiqué le responsable municipal.
Mais l’une a rouvert vendredi après-midi et l’autre le sera « bientôt », les autorités envisageant de couper la partie encore exposée du cylindre, a-t-il ajouté.
« Nous enquêtons toujours sur la cause de l’incident », a-t-il précisé.
L’apparition l’an dernier d’un gigantesque gouffre près de Tokyo avait déjà provoqué la panique en engloutissant un camion et son conducteur, mettant en lumière les risques posés par le vieillissement des canalisations du pays.
Osaka avait annoncé le mois dernier avoir reçu un don inhabituel de 21 kg d’or pour financer l’entretien de son réseau d’eau vieillissant.
Cette donation d’une valeur de 3,1 millions d’euros a été effectuée en novembre par une personne qui avait déjà donné près de 3.000 euros en espèces pour les services municipaux de l’eau, a déclaré le maire d’Osaka, Hideyuki Yokoyama, lors d’une conférence de presse.
Les travaux de remplacement des conduites d’eau dans cette ville de 2,8 millions d’habitants ont rencontré des difficultés, le coût réel dépassant le budget prévu, selon les médias locaux.
La Première ministre Sanae Takaichi a déclaré que ses dépenses publiques « responsables et proactives » incluraient des investissements dans les infrastructures.
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