Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir
Le rendez-vous programmé dans l’après-midi de ce 18 avril aura lieu au cœur de Milan, avec « Sans crainte en Europe, patrons dans notre propre maison » pour slogan. Le timing de la réunion de Matteo Salvini avec ses alliés d’extrême droite, en Italie et en Europe, n’est pas anodin. Ce sommet arrive au moment où la présidente du Conseil des ministres, Giorgia Meloni, repositionne sa ligne politique.
Un rassemblement aux accents identitaires
Matteo Salvini entend mettre en avant plusieurs thèmes, notamment « la lutte pour la remigration » – c’est-à-dire l’expulsion des immigrés non européens vers leur pays d’origine –, mais aussi la dénonciation des « bureaucrates de Bruxelles » ou encore la défense d’une « justice proche des citoyens ». Indubitablement, l’homme politique d’extrême droite, qui ne recueille actuellement que 7,2% des intentions de vote à un peu plus d’un an des élections législatives, espère reconquérir une partie de l’électorat passé dans les rangs de Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni.
La cheffe du gouvernement a été fragilisée par l’échec du référendum sur la réforme de la justice. Elle a perdu son grand soutien européen dans la lutte contre l’immigration illégale, Viktor Orban, suite à la défaite électorale de ce dernier aux législatives en Hongrie. Et Giorgia Meloni n’a plus l’ambition de tenir un rôle de médiatrice entre l’Europe et Donald Trump, puisqu’elle a pris clairement ses distances avec lui.
Matteo Salvini a, lui aussi, pris ses distances avec le président américain, mais de manière plus ambiguë. « La Ligue est pour le pape et contre ceux qui l’attaquent », a-t-il déclaré.
À lire aussiJusqu’où ira la vague populiste en Europe ?




