Avec notre correspondant à New Delhi, Abdoollah Earally
Dans ce quartier qui sert de thermomètre à la capitale indienne, Asha est repasseuse. Sa cabane de bric et de broc occupe un trottoir de Safdarjung, quartier chic de Delhi. Sous la tôle, elle manie un fer à braises de plus de 3 kilos. La canicule arrive avec un mois d’avance, mais Asha ne peut s’offrir une pause : « C’est très, très dur. Mais c’est ma responsabilité, mon métier, je dois nourrir ma famille », dit-elle.
Il est 17 heures, le jardin voisin est désert. Surenda, 72 ans, s’abrite sous un « neem », l’arbre protecteur de la ville. Pour elle, cette chaleur est de saison : « Pour un été en Inde, c’est normal », assure-t-elle. Où sont les enfants habitués à jouer dans le jardin ? « Ils viendront. Il fait trop chaud, ils sortiront vers 18 h 30 », assure la femme.
Pourtant l’alerte jaune est déclarée. Dans les écoles, des alarmes imposent désormais de boire de l’eau chaque heure.
À la tombée de la nuit, le parc s’anime enfin : le jeune Sameer et des amis ont délaissé aujourd’hui le cricket pour les billes. Mais la température actuelle, 42°C, n’est qu’un échauffement d’un été qui s’annonce à peine.
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