Avec notre correspondant à New Delhi, Abdoollah Earally
Des centaines de jeunes ont répondu à l’appel du Cockroach Janata Party (CJP). Beaucoup portent des masques de cafards.
Ajay, 33 ans, travaille dans l’informatique et a fait le déplacement depuis Hyderabad : « C’est un grand moment de rassemblement. Le « Parti des Cafards » gagne du terrain chez la génération Z et les milléniaux Et c’est spontané. »
Leur première revendication : la démission du ministre de l’Éducation, après une série de fraudes et les fuites d’examens. Pour beaucoup ici, l’éducation reste la principale voie d’avenir.
« Si je suis là, c’est parce que la jeunesse indienne assiste à l’effondrement du système éducatif, explique Samiya, qui étudie la philosophie à l’université de Delhi. En tant que jeunes, c’est à nous d’agir. »
Dans la foule aussi, le docteur Rajendra Prasad, psychiatre : « J’ai vu beaucoup de talents aujourd’hui. Ils perdent confiance dans ce pays, c’est pour cela qu’ils sont là. Mais j’ai peur que le mouvement s’essouffle sans direction claire. »
Le fondateur du « Parti des cafards », Abhijeet Dipke, étudiant aux États-Unis, a fait le déplacement pour ce premier rassemblement. Ce dernier s’est déroulé sans incident, sous très haute surveillance policière.
Des partisans du Cockroach Janta Party scandent des slogans contre le gouvernement lors d’une manifestation à New Delhi, en Inde, le samedi 6 juin 2026, tandis qu’on aperçoit en arrière-plan une pancarte en hindi réclamant la démission du ministre de l’Éducation, Dharmendra Pradhan.











