- Les États-Unis ont coulé samedi un quatrième navire soupçonné de liens avec le narcotrafic au large de l’Équateur.
- Leurs équipages ont tous nié être impliqués dans un quelconque trafic de drogue.
- Avec le soutien des États-Unis, le président équatorien Daniel Noboa mène une guerre sans merci contre le narcotrafic.
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Chaos en Équateur : le pays face à une crise sécuritaire sans précédent
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Les États-Unis ont coulé samedi un quatrième navire soupçonné de liens avec le narcotrafic au large de l’Équateur, lors d’une opération conjointe avec ce pays diffusée sur les réseaux sociaux par l’armée américaine. « Une fois le navire principal sécurisé et l’équipage débarqué, les forces américaines l’ont coulé avec les embarcations de soutien qui y étaient rattachées »
, a écrit sur X le Commandement Sud de l’armée américaine (Southcom).
Selon le Centcom, le bateau détruit « opérait en soutien à l’organisation narcoterroriste violente Los Choneros »
. De son côté, la Marine équatorienne a déclaré avoir pris en charge 26 membres d’équipage du navire « María Candelaria », qui sont désormais en route vers le port de Manta (sud-ouest).
Ils sont en train de criminaliser l’activité de pêche
Ils sont en train de criminaliser l’activité de pêche
César Delgado
Dans ce même port, les membres d’équipage de deux autres bateaux coulés par les États-Unis ces derniers jours ont été conduits dans un poste de police à leur arrivée vendredi, avant d’être remis en liberté par un juge samedi sans être inculpés. « Ils sont en train de
criminaliser l’activité de pêche
, au point que, pour la marine américaine, tout pêcheur qui part en campagne de pêche est un criminel potentiel »
, s’est plaint à l’AFP César Delgado, représentant du secteur de la pêche à Manta.
Au total, quatre navires battant pavillon équatorien ont été détruits par la marine américaine ces derniers jours pour de prétendus liens avec le narcotrafic. Leurs équipages ont tous nié être impliqués dans un quelconque trafic de drogue. En juillet, l’ONG Human Rights Watch avait affirmé que trois embarcations avaient été attaquées par les forces américaines au large de l’Équateur, faisant au moins huit disparus, ce que nie Washington.
Avec le soutien des États-Unis, le président équatorien Daniel Noboa mène une guerre contre le narcotrafic et a fait entrer son pays dans le « Bouclier des Amériques », coalition anti-drogue d’une vingtaine d’États d’Amérique latine et des Caraïbes, dirigée par le président américain Donald Trump.

