- Les Français constatent les effets de la crise des carburants, qui se répercutent sur les prix en supermarché.
- Cette inflation, perceptible dans de nombreux rayons, suscite des interrogations sur l’évolution du pouvoir d’achat.
- Les chroniqueurs de « Bonjour ! Avec vous » s’y intéressent.
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Bonjour ! La Matinale TF1
Les prix augmentent en rayon. Au mois de mars, l’Insee annonce une inflation à 1,7%. C’est pourquoi « Bonjour ! Avec vous » pose cette question : avez-vous constaté une hausse des coûts de vos produits alimentaires dans les supermarchés ? Les téléspectateurs ont pu répondre en ligne et ils sont une immense majorité à répondre « oui ». En effet, 93% d’entre eux l’ont observé au moment de payer en caisse.
D’après les chiffres communiqués par LSA, le café a augmenté de 25%, la viande rouge de 19,2% et le chocolat de 17,6%. Une téléspectatrice, Delphine, a vu une hausse du prix des œufs, « quand on en trouve »
, précise-t-elle.
Les négociations commerciales
Cécile de Ménibus rappelle un point important dans « Bonjour ! Avec vous » : les négociations commerciales. « Les produits des distributeurs sont renégociés toute l’année. Cela représente à peu près 40% de notre panier »
, explique la chroniqueuse. Les industriels, eux, négocient une fois par an, avec des clauses de revoyure. Elles ont pris fin en mars. Les prix sont dès lors bloqués, mais peuvent évoluer dans des cas très spécifiques.
Les prix vont-ils encore augmenter ?
Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation, est l’invité de « Bonjour ! Avec vous ». Selon lui, il est difficile de savoir si les prix vont encore augmenter. Les tarifs constatés en rayon sont indépendants de la situation géopolitique. En revanche, « la guerre en Iran a une conséquence directe : c’est les carburants, les prix de l’énergie. On craint une augmentation du prix du gaz »
, assure-t-il.
L’expert prévient : « Les prix ont été négociés, normalement, pour l’année à venir, mais s’il y a une inflation du prix du pétrole, du prix du gaz qui sert à faire les engrais, il y aura une conséquence en rayons. »
Il prend l’exemple de 2022. « Les prix avaient été négociés au mois de mars, mais alors, sous la conséquence de la guerre en Ukraine, on a eu une flambée des prix tout au long de l’année. On avait des prix qui augmentaient d’un à deux pour cent tous les mois »
, rappelle-t-il.











