- Un militaire âgé de 33 ans s’était évadé fin mars du tribunal de Tarbes, après avoir été condamné pour « violences conjugales ».
- Il a été interpellé, dimanche 12 avril, après trois semaines de cavale, à Saint-Pierre-de-Plesguen.
Après trois semaines de cavale, il dort désormais en prison. Dimanche 12 avril, le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie de Saint-Malo a interpellé le militaire de 33 ans, qui s’était évadé le 23 mars de la salle d’audience du tribunal judiciaire de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées. Il avait pris la poudre d’escampette à l’annonce de sa condamnation pour des faits de « violences sans incapacité » sur sa compagne et en récidive légale.
Quittant son box semi-ouvert, il s’était échappé en courant, enfonçant les portes vitrées du sas d’entrée. Un des policiers de l’escorte avait tenté sans y parvenir de rattraper le prévenu, qui, au moment de sa fuite, n’a commis aucun acte de violence à l’égard des agents présents.
Selon la procureure de la République de Tarbes, Sylvie Martins-Guede, le trentenaire aurait une nouvelle fois, au moment de cette interpellation il y a quelques jours, « tenté de prendre la fuite au volant d’un véhicule sans mise en danger des gendarmes ni des usagers de la route ».
En vain…
Le militaire « n’a pas souhaité s’expliquer »
Il a été interpellé sur la commune de Saint-Pierre-de-Plesguen, non loin de Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, « après un refus d’obtempérer »
, selon une source proche du dossier. Les gendarmes lui ont passé les menottes et l’ont placé en garde à vue.
Au cours de la mesure, le militaire « n’a pas souhaité s’expliquer sur les faits et sur sa fuite »
, fait savoir la magistrate. Il a été présenté au juge d’instruction de Tarbes, mercredi 16 avril, puis mis en examen pour cette évasion.
Il a été placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du procureur de la République. Le militaire exécutera également en détention la peine d’emprisonnement prononcée le 23 mars par le tribunal correctionnel de Tarbes, dont la durée n’a pas été précisée par la procureure.




