samedi, septembre 26

  • L’autopartage n’est pas du covoiturage.
  • Il s’agit d’une location de véhicule pour un temps limité.
  • Il permet d’économiser sur l’entretien de sa voiture, le stationnement ou l’assurance.

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Selon l’enquête nationale autopartage 2025 de l’Ademe, l’autopartage se développe en France. Cette pratique se différencie du covoiturage, puisqu’il ne s’agit pas de partager une voiture pour un trajet commun avec un conducteur et des passagers, mais plutôt de louer un véhicule pour un temps limité à l’heure ou à la journée. Il est même possible d’être seul dans la voiture. Selon l’Ademe (nouvelle fenêtre), il existe cinq formes principales d’autopartage en France. 

La première est l’autopartage en boucle via un opérateur. Dans ce cas, des véhicules en libre-service sont proposés avec une restitution au point de départ. La tarification est faite à l’heure et au kilomètre, carburant inclus. 

D’autres formes d’autopartage en boucle existent et sont proposées soit par un employeur, soit par une résidence. Dans les grandes agglomérations, l’autopartage en free-floating offre des véhicules en libre-service, avec une tarification à la minute ou aux quinze minutes, qui peuvent être empruntés et restitués à deux endroits différents. Les deux dernières formes d’autopartage sont la location de voiture (nouvelle fenêtre) entre particuliers via une plateforme ou l’autopartage entre particuliers qui est un prêt informel.

60% des utilisateurs se sont séparés d’un véhicule

« Pour des personnes qui utilisent rarement une voiture, c’est beaucoup plus économique d’avoir recours à l’autopartage que d’acheter sa voiture », assure Mathieu Chassignet, ingénieur mobilités actives et partagées et pilote de l’étude à l’Ademe. De plus, l’autopartage évite les coûts d’entretien, de stationnement ou d’assurance. Selon cette étude, une voiture en autopartage se traduit par une réduction de 750 à 2.000 km par an pour un usager, soit une économie annuelle entre 400 et 1.000 euros. 

Parmi les utilisateurs de l’autopartage en boucle, 60% se sont séparés d’un véhicule après leur inscription. Cela signifie que ce mode de fonctionnement permet de remplacer entre cinq et sept voitures individuelles. Sur les 1.000 conducteurs interrogés pour ce sondage, 59% d’entre eux connaissaient l’autopartage et environ 3,5 à 4 millions de nouveaux usagers potentiels ont été identifiés par l’étude.

Une solution pour ceux qui ne peuvent pas s’acheter une voiture

L’Ademe note également que ce service n’est pas réservé aux urbains diplômés aisés, mais que l’autopartage par l’employeur et entre particuliers « favorisent une inclusion sociale et territoriale accrue », rapporte Mathieu Chassignet. L’autopartage permet aussi à ceux qui n’ont pas les moyens de s’acheter une voiture de pouvoir se déplacer plus facilement. 

Les personnes qui se déplacent au quotidien en transports collectifs ou à vélo, mais qui gardent une voiture pour des trajets ponctuels ou des week-ends de temps en temps sont la cible idéale de l’autopartage. Pour que cette offre se développe, l’Ademe suggère aux collectivités de prévoir des emplacements sur la voirie, de communiquer sur les services ou de souligner la complémentarité entre autopartage et transports collectifs.

Caroline FRUHAUF pour TF1 INFO

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