dimanche, octobre 11

  • Avec la crise et le gazole à 2,38 euros le litre, beaucoup de stations-service rurales sont menacées de fermeture.
  • Une situation qui poserait d’énormes problèmes aux habitants de ces zones très dépendantes aux carburants.
  • Une réunion est prévue à Matignon pour définir les modalités de la prochaine mise à disposition des stocks stratégiques.

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Depuis 11 ans, les habitants de Plouray (Morbihan) comptent sur la station-service communale pour faire leur plein. « Oui, c’est très important parce que nous, on a besoin tous les jours de la voiture pour aller au travail, pour faire les courses, tout ça, et les stations les plus proches, il faut faire une dizaine de kilomètres », confirme un client à la pompe, dans le reportage du 13H ci-dessus. Mais depuis quelques mois, avec un gazole en augmentation constante, difficile pour la mairie de rentabiliser cette station. 

« Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps »

« On sera sûrement en déficit, supportable pour le moment, mais évidemment, il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps », s’alarme-t-il au micro de TF1. Selon nos informations, 339 stations rurales ont été identifiées par Matignon. Elles devraient bénéficier de mesures spécifiques pour les aider à faire baisser leurs prix, et éviter leur disparition. 

En 1975, la France comptait plus de 47.000 stations-service. Un demi-siècle plus tard, ce nombre a été divisé par 4 : on n’en compte plus que 10.764 sur le territoire. Et les stations peu rentables continuent de disparaître.

Diversification

Un grand nombre de celles qui subsistent ne comptent plus uniquement sur le carburant. « Heureusement qu’il y a la mécanique, le dépannage, et puis tous les trucs à côté », confirme Fabrice Antonini, gérant d’une station dans la Meuse, qui est aussi un garage et une carrosserie. « Il y a trop de différences entre nous et les grandes surfaces, au niveau des tarifs », estime-t-il.

Cette semaine, le gouvernement a annoncé libérer 10 millions de barils de gazole de nos stocks stratégiques. L’enjeu est de savoir quand est-ce que les petites stations, qui écoulent lentement leurs stocks, pourront bénéficier de ce carburant moins cher. « Il n’est pas question que les plus gros faiseurs, qui ont donc une rotation très rapide de leurs stocks, aient accès plus rapidement que les autres à des prix dits remisés, donc il faut que l’on s’arrange », assure Francis Pousse, le président Distributeurs de carburants et Énergies nouvelles chez Mobilians. Une réunion est prévue à Matignon ce lundi 12 octobre, en présence des distributeurs, pour définir les modalités de mise à disposition des stocks stratégiques.

La rédaction de TF1info | Reportage : Alizée CALVO, Médéric PIRCHKER et Tara LAGOUTTE

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