- Avec la crise et le gazole à 2,38 euros le litre, beaucoup de stations-service rurales sont menacées de fermeture.
- Une situation qui poserait d’énormes problèmes aux habitants de ces zones très dépendantes aux carburants.
- Une réunion est prévue à Matignon pour définir les modalités de la prochaine mise à disposition des stocks stratégiques.
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Depuis 11 ans, les habitants de Plouray (Morbihan) comptent sur la station-service communale pour faire leur plein. « Oui, c’est très important parce que nous, on a besoin tous les jours de la voiture pour aller au travail, pour faire les courses, tout ça, et les stations les plus proches, il faut faire une dizaine de kilomètres »
, confirme un client à la pompe, dans le reportage du 13H ci-dessus. Mais depuis quelques mois, avec un gazole en augmentation constante, difficile pour la mairie de rentabiliser cette station.
« Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps »
« On sera sûrement en déficit, supportable pour le moment, mais évidemment, il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps »
, s’alarme-t-il au micro de TF1. Selon nos informations, 339 stations rurales ont été identifiées par Matignon. Elles devraient bénéficier de mesures spécifiques pour les aider à faire baisser leurs prix, et éviter leur disparition.
En 1975, la France comptait plus de 47.000 stations-service. Un demi-siècle plus tard, ce nombre a été divisé par 4 : on n’en compte plus que 10.764 sur le territoire. Et les stations peu rentables continuent de disparaître.
Diversification
Un grand nombre de celles qui subsistent ne comptent plus uniquement sur le carburant. « Heureusement qu’il y a la mécanique, le dépannage, et puis tous les trucs à côté »
, confirme Fabrice Antonini, gérant d’une station dans la Meuse, qui est aussi un garage et une carrosserie. « Il y a trop de différences entre nous et les grandes surfaces, au niveau des tarifs »
, estime-t-il.
Cette semaine, le gouvernement a annoncé libérer 10 millions de barils de gazole de nos stocks stratégiques. L’enjeu est de savoir quand est-ce que les petites stations, qui écoulent lentement leurs stocks, pourront bénéficier de ce carburant moins cher. « Il n’est pas question que les plus gros faiseurs, qui ont donc une rotation très rapide de leurs stocks, aient accès plus rapidement que les autres à des prix dits remisés, donc il faut que l’on s’arrange »
, assure Francis Pousse, le président Distributeurs de carburants et Énergies nouvelles chez Mobilians. Une réunion est prévue à Matignon ce lundi 12 octobre, en présence des distributeurs, pour définir les modalités de mise à disposition des stocks stratégiques.
La rédaction de TF1info | Reportage : Alizée CALVO, Médéric PIRCHKER et Tara LAGOUTTE



