lundi, avril 20

  • Un gendarme a fait usage de son arme de service alors qu’un homme frappait son collègue, ce samedi près de Toulouse.
  • Touché au thorax, l’individu âgé d’une quarantaine d’années a été hospitalisé en urgence absolue.
  • Le parquet annonce avoir ouvert deux enquêtes distinctes, contre le policier et la victime du tir.

Une gendarme a gravement blessé samedi soir un homme près de Toulouse (Haute-Garonne) en tirant sur lui avec son arme de service pour qu’il cesse de frapper l’un de ses collègues, a indiqué dimanche soir le parquet. « Touché au thorax » , puis « hospitalisé en urgence absolue », cet homme d’une quarantaine d’années reste en réanimation et ses jours sont toujours en danger, explique dans un communiqué le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz.

Samedi soir, ces deux gendarmes se sont rendus au domicile du « mis en cause » dans la commune d’Escalquens, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Toulouse,  pour « des faits de violences conjugales », précise M. Charmatz. À leur arrivée, il a « pris à partie » les gendarmes « verbalement, puis physiquement dans la cage d’escalier de l’immeuble, les contraignant à reculer jusqu’au rez-de-chaussée où il les poursuivait », ajoute-t-il.

Le fils de la victime en garde à vue

« Là, malgré l’usage du pistolet à impulsion électrique, il se ruait sur les gendarmes qui étaient bloqués dans le sas de sortie, empoignant et frappant l’un d’eux à plusieurs reprises. Il continuait malgré les sommations » de la collègue du gendarme agressé, « ce qui la conduisait à faire usage de son arme de service », selon le communiqué.

Le fils de la victime du tir, âgé de 15 ans, « qui a reconnu avoir participé aux violences », a été mis en garde à vue dans un premier temps. Sa garde à vue « a été levée durant la nuit, compte tenu de la situation critique de son père », mais « pourra, au besoin, être reprise ultérieurement », indique encore M. Charmatz.

Le parquet a ouvert une première enquête pour « violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique », comprenant l’audition des militaires, « sans mesure de garde à vue pour la gendarme ayant tiré ». Il a également ouvert une enquête à l’encontre de la victime du tir pour « violences intrafamiliales » et pour « violences volontaires » sur les gendarmes.

J.V. avec AFP

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