dimanche, juillet 12

  • Mardi matin, ils seront 8.500 militaires sur les Champs-Élysées, pour le plus important défilé du 14 juillet de l’histoire contemporaine.
  • Parmi les grandes évolutions militaires de ces dernières années, on compte l’arrivée du drone, et les moyens de le contrer.
  • Jusqu’à présent, les Rafale se chargeaient de les détruire, mais les hélicoptères aussi sont en train de s’équiper, a constaté une équipe de TF1.

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C’est à l’ultime test avant qu’il puisse être déployé en mission à l’étranger que nous assistons dans le reportage du 13H ci-dessus. Nous embarquons dans un hélicoptère de type H225M Caracal, produit par Airbus, qui sera amené à abattre des drones lors de prochains conflits. Pour valider ce test grandeur nature au large de Biscarosse (Landes), un drone est lancé, que l’hélicoptère est chargé de traquer et de détruire.

Des conditions de tir très encadrées

 Première difficulté : il doit se positionner à proximité de la cible, tout en s’adaptant à sa vitesse. Le tireur arme la mitrailleuse, ajuste la lunette. Le drone est touché, son parachute permet de le récupérer ensuite pour le réparer. « En fait, il faut être suffisamment proche de la cible pour pouvoir la détruire en toute sécurité, et suffisamment loin pour éviter d’avoir des débris qui viendraient impacter notre appareil », explique le lieutenant-colonel Marc Gosselin. 

Un second drone est lancé, rapidement neutralisé à son tour. Cette méthode est soumise à des règles strictes, quel que soit le lieu d’intervention. « Pour abattre un drone, l’hélicoptère ne doit pas se trouver au-dessus de villes ou d’habitations. Bien évidemment, ce serait trop dangereux pour la population. Le drone tombe en chute libre et il explose lorsqu’il touche le sol », explique l’envoyée spéciale de TF1 à bord du Caracal, Charline Hurel. 

L’expérimentation est validée. Âgé de 20 ans, cet hélicoptère est notamment utilisé pour des missions de sauvetage. Il va pouvoir désormais agir en renfort dans la lutte anti-drone. « Une menace qui évolue à faible vitesse, un Rafale ne va pas pouvoir avoir une action pertinente dessus. C’est pour ça qu’on utilise l’hélicoptère », précise Marc Gosselin, qui commande cette unité. Dans ce type de mission, il est complémentaire au Rafale. Et a l’avantage d’intervenir sur certaines cibles à moindre coût. Moins de 10.000 euros pour neutraliser un drone, infiniment moins cher, par exemple, que de lancer un missile sol-air à usage unique.

La rédaction de TF1info | Reportage : Charline HUREL et Philippe DE POULPIQUET

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