mardi, avril 21

Alors que les prix des carburants grimpent, Dominique de Villepin a estimé ce mardi 21 avril sur BFMTV-RMC que « le gouvernement n’a pas anticipé cette crise », ce qui est pourtant, selon lui, « le devoir de tout gouvernement dans une période aussi volatile ».

« Nous nous retrouvons donc à faire ce que nous pouvons, c’est-à-dire aider les professions les plus touchées », a déploré l’ancien Premier ministre. Des annonces de Sébastien Lecornu concernant des aides sur les carburants sont attendues en fin de journée.

« Nous allons devoir faire plus », a jugé Dominique de Villepin, notamment, selon lui, pour « les ménages dans les zones rurales qui ont absolument besoin de la voiture pour aller travailler ».

Une « carte carburant » sous conditions de ressources

Pour cela, celui qui a été ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004 plaide pour la mise en place d’une « carte carburant », qui serait « dans la main des maires sous conditions de ressources ». Pour lui, il s’agirait là d’un moyen pour « engager le moins possible les finances publiques » tout en s’assurant que « certaines personnes ne se retrouvent pas dans un total dénuement ».

Dominique de Villepin a également estimé que « nous ne pouvons pas exclure que le prix de l’essence dépasse 2,50€. « Si c’est le cas, il faudra alors que nous créions une caisse de compensation avec une capacité d’écrêtage », a-t-il déclaré ce mardi.

« Ni profits ni rentes »

Autre erreur de l’exécutif selon le potentiel candidat à la présidentielle 2027: le risque que certains fassent des profits ou des rentes « sur la crise et sur le dos des Français ». « Là, le gouvernement a un peu flotté, il doit faire la lumière », a-t-il affirmé.

Pour l’ancien ministre, il est ainsi nécessaire de « faire toute la clarté sur les éventuels profits ou rentes de situation dont ont pu profiter certains pétroliers, comme Total qui a joué sur les marchés ». « Il faudra prendre les mesures nécessaires mais personne ne doit pouvoir s’enrichir sans motif dans cette période sur le dos des Français », a-t-il martelé.

« Nous sommes dans des démocraties qui sont fragilisées et donc le premier devoir que nous avons, c’est d’être justes: l’exigence de justice sociale est absolue », a ajouté Dominique de Villepin.

Article original publié sur BFMTV.com

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