lundi, juin 29

  • De façon inédite, le président russe a reconnu « une certaine » pénurie d’essence dans son pays.
  • Depuis plusieurs semaines, l’Ukraine vise des infrastructures d’hydrocarbures russes pour affaiblir Moscou.
  • Le chef d’État a néanmoins nuancé ses propos, disant que la situation n’était pas « critique ».

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu dimanche dans une interview publiée par le Kremlin « une certaine pénurie » de carburant causée par les frappes répétées de Kiev sur les infrastructures d’hydrocarbures russes pour tenter d’affaiblir l’effort de guerre de Moscou.

« Bien sûr, ces frappes contre les installations de nos infrastructures créent des problèmes, c’est évident. Nous observons actuellement une certaine pénurie, mais elle n’est pas critique », a affirmé Vladimir Poutine.

Poutine veut rassurer

Il a affirmé que la première tâche des autorités était d’accroître les moyens de la défense antiaérienne, et d’assurer les approvisionnements en carburant, notamment en Crimée annexée. La péninsule de Crimée, annexée en 2014 par Moscou, a été placée vendredi en « situation d’urgence » à cause des vagues de frappes de Kiev qui ont notamment contraint les autorités à suspendre la vente de carburant aux particuliers et à instaurer des coupures d’électricité.

Le président russe avait promis quelques heures plus tôt d’« assurer » la sécurité du pays et de faire face aux « défis » posés par ces frappes lors d’un congrès de son parti, Russie Unie, réuni en vue des élections législatives de septembre. « Nous relèverons sans aucun doute tous les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, y compris les attaques terroristes contre notre territoire et nos infrastructures », a-t-il déclaré alors, en référence aux frappes de Kiev sur son territoire.

S.J avec AFP

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