- L’ancien ministre, notamment de la Défense, était l’invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce vendredi 6 mars.
- Aujourd’hui représentant d’Emmanuel Macron au Liban, il a assuré le gouvernement de Joseph Aoun du soutien de la France.
- Il a par ailleurs estimé qu’il fallait s’attendre à ce que le conflit au Moyen-Orient « dure ».
Suivez la couverture complète
L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
Il est le représentant personnel d’Emmanuel Macron au Liban. L’ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian était l’invité d’Adrien Gindre ce vendredi 6 mars dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », au septième jour du conflit au Moyen-Orient. « La France n’est pas dans la guerre. Cette guerre n’est pas la nôtre. Mais la France a des amis et des alliés qu’elle doit défendre »,
a-t-il rappelé. « Nous avons des accords de défense avec les Émirats, avec le Koweït, avec le Qatar, avec d’autres pays du monde arabe. Et il faut assumer ces engagements et faire en sorte que nous puissions les aider à se défendre contre les frappes iraniennes »
, a-t-il insisté, ajoutant que Paris doit « jouer tout son rôle pour faire en sorte qu’on puisse rétablir la liberté de circulation sur les mers. »
Concernant les frappes israéliennes au Liban, Jean-Yves Le Drian a dénoncé la responsabilité du Hezbollah qui a « joué la carte de l’Iran et non pas la carte du Liban. Ils ont commencé à frapper en même temps que les Iraniens sur Israël juste au début du conflit. Comme si c’étaient les Iraniens qui tiraient. Ils ont fait le choix de l’Iran contre le Liban. »
Il a jugé toutefois que « la manière dont Israël réagit, malheureusement, va solidifier l’unité chiite. Elle est disproportionnée par rapport à la situation. »
Saluant le « courage »
du président Joseph Aoun et de son gouvernement qui demandent l’aide de la France, il a assuré qu’Emmanuel Macron « a pris les initiatives nécessaires »
pour aboutir à un compromis comme lors du précédent conflit en 2024.
Quand je vois le président Trump dire qu’il veut faire partie de la discussion pour le remplacement du Guide suprême, je lui souhaite bien du plaisir
Quand je vois le président Trump dire qu’il veut faire partie de la discussion pour le remplacement du Guide suprême, je lui souhaite bien du plaisir
Jean-Yves Le Drian
Sur la situation plus globale, générée par l’intervention israélo-américaine et la riposte de l’Iran, l’ancien chef de la diplomatie française s’est montré plus pessimiste sur une sortie de crise rapide. « On est parfois surpris du fait que les Iraniens tapent un peu partout. En réalité, ce qu’ils veulent les Iraniens, c’est créer le chaos, c’est créer l’embrasement »
, a-t-il observé. « Ils veulent élargir pour faire pression sur le président Trump, pour lui montrer les dégâts que produit l’intervention américaine en Iran. Et en plus de cela, pour faire pression sur l’opinion publique américaine. »
Car selon Jean-Yves Le Drian, le régime iranien tient, et va encore tenir. « Quand je vois le président Trump dire qu’il veut faire partie de la discussion pour le remplacement du Guide suprême, je lui souhaite bien du plaisir »
, a-t-il prévenu à propos d’un scénario à la vénézuélienne. « Ça ne marche pas comme ça avec l’Iran. Le conflit va durer, mais la résilience iranienne aussi, avec cette volonté d’élargissement, d’enflammer l’ensemble de la région. Et dans ce cadre-là, la France doit être très vigilante.
(…) Je pense qu’on est toujours sur la pente ascendante et que le conflit va rester fort. »












