La DNCG « a décidé d’exclure le club de toutes les compétitions nationales pour la saison 2026-2027 », a écrit dans un communiqué le club six fois champion de France, qui « entend faire appel de cette décision dans les délais prévus par les règlements » afin de « finaliser le financement de la saison » prochaine.
Si les recours des Girondins sont rejetés, le club devra se résoudre à repartir au mieux en sixième division (Régionale 1). Cette sanction, prononcée faute de liquidités, était attendue par le club, qui a déjà connu de telles rétrogradations administratives en 2021, 2022 et 2024. Les deux premières fois, il avait été repêché en appel, mais il y a deux ans, sa descente de L2 en N2 avait été confirmée après son placement en redressement judiciaire.
Alors qu’il s’y était engagé lors d’un premier passage devant la DNCG le 9 juin, le président-propriétaire hispano-luxembourgeois du club, Gerard Lopez, n’a pas apporté les 9 millions d’euros nécessaires à boucler l’exercice 2025-2026 et à financer celui de 2026-2027, somme attendue pour recevoir l’aval de l’instance. Le club a demandé un nouveau délai afin de finaliser sa vente à Sparta Capital, fonds d’investissements fondé en 2021 par le Français Franck Tuil avec lequel il discute depuis avril.
10 millions d’euros espérés
Selon la direction du club interrogée lundi par l’AFP, Sparta « devrait apporter 10 millions d’euros d’ici quelques jours sous forme de dette afin d’aider le club à financer la nouvelle saison ». En parallèle, les Girondins négocient avec Bordeaux Métropole, qui a récupéré en régie l’été dernier le Stade Atlantique où évolue le club, et avec la mairie, qui est propriétaire du centre d’entraînement du Haillan.
Ces discussions, confirmées le 19 juin par Thomas Cazenave, nouveau maire (Renaissance) de Bordeaux également président de la métropole, portent notamment sur trois points fixés par le « potentiel repreneur », qui souhaite racheter dans le cadre d’une augmentation de capital une grande part des actions détenues par Gerard Lopez. Pour les deux premiers (baisse du loyer du stade, option d’achat sur le stade et le Haillan), la collectivité n’est pas fermée. Le troisième, en revanche, qui concerne la procédure judiciaire engagée par Bordeaux Métropole pour des loyers impayés du stade (19,7 millions d’euros), pose problème, la collectivité se basant sur une lettre d’intention dans laquelle M. Lopez se portait garant en cas d’impayés.
Arrivé en 2021 à la tête des Girondins, Lopez a connu de nombreux déboires sportifs et financiers : le club est ainsi passé de la Ligue 1 au National 2 (4e division), se plaçant pendant un an sous la protection du tribunal de commerce. Il a dû abandonner au passage son statut professionnel et son très réputé centre de formation. Les Girondins ont manqué ces deux dernières saisons une remontée sportive vers la troisième division. Ils étaient sportivement qualifiés pour la prochaine saison du National 1, nouveau nom de la quatrième division.




