jeudi, mai 21

  • Comme annoncé plus tôt dans la journée, les militants d’une « flottille pour Gaza », détenus en Israël, ont été libérés par les autorités de l’État hébreu.
  • Ils doivent désormais être rapatriés dans leurs pays respectifs.

Vers un retour accéléré. Les participants de la dernière « flottille pour Gaza », détenus en Israël, ont été libérés par les autorités. Ils ont « tous été expulsés », fait savoir le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, sans préciser s’ils avaient été jugés. Selon un porte-parole de l’organisation, Moatassem Zeidan, ils ont été transférés vers l’aéroport de Ramon (près d’Eilat, dans le sud) avant d’être évacués du territoire. 

Dans le détail, les ressortissants égyptiens et jordaniens ont directement été transférés vers leurs pays, à Taba et Aqaba. Trois vols spéciaux ont également été affrétés par la Turquie mercredi 20 mai. Ces avions doivent ramener les militants turcs à Istanbul, mais aussi ceux des autres pays. Les 37 ressortissants français seront pris en charge à leur arrivée à Istanbul par l’ambassade de France pour un rapatriement dès que possible, indique le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, Pascal Confavreux. 

Une vidéo qui a suscité l’indignation

Plus tôt dans la journée, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, avait annoncé un « changement de loi afin de pouvoir les laisser partir le plus rapidement possible ». En revanche, « il faut dire (…) que certains des participants ont des liens directs avec le (groupe islamiste palestinien) Hamas », auteur des attentats du 7 octobre 2023. « Ceux qui ont des liens directs avec le Hamas seront interrogés et seront gardés en Israël », avait-il prévenu. 

Dans la nuit de mardi 19 au mercredi 20 mai, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que 430 membres de la « flottille pour Gaza », composée d’une cinquantaine de navires, avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël. Dans la journée de mercredi, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a publié une vidéo, devenue virale, avec des militants agenouillés et les mains liées.

Cette séquence a provoqué l’indignation de nombreux pays et entraîné la convocation de l’ambassadeur israélien en France par le Quai d’Orsay, qui a dénoncé des « agissements inadmissibles ». Joshua Zarka a déploré, à ce sujet, « un exercice de communication » à des fins électorales de la part de ce ministre d’extrême droite, et martèle que ces agissements sont « contraires aux valeurs » de l’État d’Israël et « même du judaïsme ».

M.G avec AFP

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