- Les députés ont adopté pour la troisième fois la proposition de loi sur la fin de vie.
- Cela ouvre la voie à son adoption définitive mi-juillet, dans la même version que celle votée ce mardi 30 juin.
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Fin de vie : vers une aide à mourir en France
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Le texte sur la fin de vie s’approche de son terme. L’Assemblée nationale a une nouvelle fois adopté ce mardi 30 juin, à une large majorité, la création d’un droit à l’aide à mourir, promesse phare du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron qui pourrait connaître son épilogue prochainement. Quelque 295 députés ont voté pour, contre 232.
Les députés avaient déjà adopté ce texte en mai 2025 (305 voix contre 199), puis en février 2026 (299 voix contre 226). La réforme va désormais repartir au Sénat, qui devrait à nouveau s’y opposer. Mais le gouvernement a décidé de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale, où le vote final est fixé au 15 juillet. A priori, sur la même version du texte que celui adopté ce mardi.
Pas d’unanimité
Dans le détail, seul le groupe UDR d’Éric Ciotti s’est opposé unanimement à la proposition de loi (17 contre sur 17 membres). Dans tous les autres groupes, des votes pour se sont mêlés aux votes contre. C’est par exemple le cas au Rassemblement national. Quelque 103 députés s’y sont opposés, dont Marine Le Pen, mais 14 de ses membres, dont le vice-président de l’Assemblée Sébastien Chenu, ont voté pour.
Idem du côté du parti présidentiel. Quelque 66 députés Ensemble pour la République, dont Gabriel Attal, ont voté pour, mais 17 d’entre eux ont voté contre. Un partage des voix, quoi que bien moins équilibré, a également été visible sur les bancs de La France insoumise (62 pour, 2 contre). Au PS (67 pour, 4 contre), chez LR (5 pour, 38 contre), les Écologistes (34 pour, 1 contre), au MoDem (19 pour, 16 contre) ou encore à Horizons (16 pour, 18 contre), la décision n’a pas été unanime non plus.
Tout au long de la semaine, partisans et opposants au projet de loi ont ardemment débattu des critères ouvrant le droit à l’aide à mourir, du détail de la procédure, de la sémantique – les mots « suicide assisté » et « euthanasie » ne figurent pas dans le texte. Des heures de débats, et peu de changements par rapport à la précédente version du texte : plus de 1.800 amendements ont été examinés, mais seulement 23 ont été adoptés.




