“Une avalanche d’annonces dans les dernières 24 heures”, commente la BBC, qui ont alimenté “un véritable chaos” autour du détroit d’Ormuz, abonde le Corriere della Sera, qui évoque un passage que l’Iran ne cesse “d’ouvrir et de fermer par intermittence”.
En cet après-midi du samedi 18 avril, la situation est on ne peut plus confuse au Moyen-Orient, où tous les regards se tournent vers le détroit d’Ormuz. Vendredi 17 avril, rappelle le média britannique, “autour de 15 heures, Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, annonçait sur X que le détroit d’Ormuz serait ‘entièrement ouvert pour la durée restante du cessez-le-feu’”. Une nouvelle qui avait été saluée aussitôt par Donald Trump, ce dernier refusant néanmoins de lever le blocus américain sur les ports iraniens, provoquant la colère de Téhéran. Des menaces de refermer encore le passage par cette voie maritime où, avant la guerre, transitait environ 20 % du pétrole mondial, avaient alors suivi. Finalement, dans cette matinée du 18 avril, celles-ci ont été mises à exécution.
“Le contrôle du détroit d’Ormuz est revenu à son état antérieur”, a annoncé aujourd’hui le commandement central des forces iraniennes dans un communiqué, la République islamique dénonçant dans ce dernier la “piraterie” de Washington qui empêche les ports iraniens de fonctionner. Ce dénouement négatif est d’autant plus marquant que Donald Trump s’était montré extrêmement optimiste sur le sort des négociations avec la République islamique vendredi 17 avril, en affirmant que Washington et Téhéran étaient “très proches d’obtenir un accord” et qu’il n’y avait désormais plus de “points de blocage” entre les deux pays.
Voilà qui rend la situation d’autant plus illisible, d’un point de vue diplomatique, mais aussi en ce qui concerne plus spécifiquement la situation dans le détroit d’Ormuz. En effet, des premiers bateaux occidentaux avaient commencé à quitter le golfe Persique hier et ce matin, mais qu’en est-il à présent ?
Selon le direct du Wall Street Journal, “une vingtaine de navires qui faisaient la queue pour traverser le détroit d’Ormuz ont fait demi-tour pour retourner vers Oman après que l’armée iranienne a annoncé que la voie maritime était à nouveau fermée”. Et pour cause. Après la déclaration de Téhéran, “un pétrolier qui se trouvait dans le détroit d’Ormuz a affirmé avoir essuyé des tirs provenant de deux vedettes de combat appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique iranien”, rapporte la BBC, qui signale également que deux autres navires auraient essuyé des tirs alors qu’ils tentaient de franchir le détroit.
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