Les Bourses mondiales ont terminé globalement en baisse jeudi, laissant éclater leur nervosité face aux derniers développements de la guerre au Moyen-Orient, seuls certains résultats d’entreprises apportant une lueur d’optimisme.
A New York, et au lendemain d’un double record pour l’indice Nasdaq et l’indice élargi S&P 500, ceux-ci ont respectivement reculé de 0,89% et 0,41%. Le Dow Jones a lui cédé 0,36%.
En Europe, la séance a été un peu plus désordonnée. Paris a progressé de 0,87%, Londres a reculé de 0,19%, Francfort a cédé 0,16% et Milan a pris 0,26%.
Au centre des préoccupations, le Brent de la mer du Nord, référence internationale pour le pétrole, a continué de grimper au-delà des 100 dollars le baril, à 105,07 dollars (+3,10%).
Son équivalent américain, le WTI, a suivi la même progression, clôturant à 95,85 dollars.
« La nervosité des investisseurs augmente de jour en jour, tant que la situation au Moyen-Orient reste incertaine », résume Andreas Lipkow, chez CMC Markets à Francfort.
Selon lui, les prix du pétrole renvoient « des signaux inflationnistes très clairs ».
Le détroit d’Ormuz reste toujours en proie à un double blocage, des Américains et des Iraniens.
Et rien ne semble présager une réouverture rapide de ce goulot d’étranglement pour des matières premières indispensables à l’économie mondiale (le pétrole, le gaz et les engrais).
Le président des Etats-Unis Donald Trump a assuré jeudi qu’il avait « tout le temps du monde » dans la guerre au Moyen-Orient, où le cessez-le-feu en vigueur depuis deux semaines entre Téhéran et Washington ne semble tenir qu’à un fil.
Aucune avancée n’a été constatée dans l’organisation de discussions entre les deux pays ennemis.
« On ne sait pas quelles décisions vont êtres prises par Trump, et c’est ça le facteur risques », résume pour l’AFP Antoine Andreani, analyste financier pour la plate-forme d’investissements en ligne XTB.
Le chef d’Etat a dit ne pas avoir l’intention d’utiliser l’arme nucléaire contre l’Iran.
– L’Oréal, STMicroelectronics et Texas Instrument en forme –
Autre point d’attention des marchés, les performances trimestrielles des entreprises ont apporté leur lot de mouvement.
A Paris, les investisseurs se sont ainsi rués sur l’action du géant mondial des cosmétiques L’Oréal à l’annonce de résultats meilleurs que prévus au premier trimestre (+8,97%, à 375,85 euros l’action).
Toujours à Paris, le fabriquant de micro-processeurs STMicroelectronics a même fait encore mieux que L’Oréal (+14,44% à 42,87 euros).











