- Lundi 25 mai, une femme a suivi un quadragénaire dans un magasin Leclerc, l’accusant d’avoir filmé sous les jupes des clientes.
- L’homme a pris la fuite avant d’être rattrapé par un individu qui lui a porté des coups.
- Les deux scènes ont été filmées et publiées sur les réseaux sociaux.
Une vidéo devenue virale et qui a suscité bien des réactions sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. Lundi 25 mai, une femme a posté sur X les images d’un individu en t-shirt et bermuda qu’elle avait suivi un peu plus tôt dans le magasin Leclerc situé sur la commune de Montévrain en Seine-et-Marne et qui aurait tenté de filmer sous sa jupe et sous celles d’autres clientes.
« Attendez, monsieur, attendez tout de suite. Vous essayez de filmer sous la jupe des gens. Attendez, mon mari il arrive tout de suite, il va vous régler votre compte »
, lâche une femme à cet homme en le pourchassant, téléphone portable à la main. L’intéressé range alors son mobile et prend la fuite d’un pas rapide en répondant à son interlocutrice : « Non, c’est bon, je m’en vais, Madame ».
La cliente ne compte pas en rester là. Elle cherche en vain la sécurité du magasin, tout en continuant de filmer l’individu sur le parking de la grande surface. « Je m’en vais, madame »,
déclare alors l’individu à cette femme qui continue de le suivre. « Non, je m’en fous, vous ne vous en allez pas »,
lui rétorque-t-elle. Puis la vidéo s’arrête, mais pas l’affaire.
Peu de temps après en effet, le présumé voyeur a été rattrapé par un homme qui lui a porté un coup de poing au visage sur le parking du Leclerc. La police, alertée des faits, a ouvert par la suite une enquête tandis que, quelques heures plus tard, les signalements se sont multipliés sur la plateforme Pharos pour dénoncer le voyeur présumé.
💻 #VosSignalements : Depuis plusieurs jours, vous êtes nombreux à nous signaler une vidéo montrant un individu dans un supermarché, interpellé par une femme qui l’accuse de filmer sous les jupes des clientes. ✅ Les enquêteurs de la plateforme Pharos ainsi que ceux de… pic.twitter.com/UFZlfWrNEY — Police nationale (@PoliceNationale) May 27, 2026
Interpellé et placé en garde à vue
Rapidement identifié, le suspect a été interpellé et placé en garde à vue mercredi 27 mai. « L’intéressé, né en 1978 et sans antécédent judiciaire, a reconnu les faits face aux enquêteurs. À l’issue de sa garde à vue, il a été déféré ce jour, convoqué pour être jugé le 26 novembre 2026 et placé sous contrôle judiciaire dans l’attente »
, indique ce vendredi soir à TF1info le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier.
Le prévenu sera jugé pour « voyeurisme par fixation, enregistrement ou transmission d’image – utilisation d’un moyen pour apercevoir à son insu et sans son consentement les parties intimes d’une personne », faits pour lesquels il encourt un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.
« Mon parquet a ouvert une procédure incidente afin d’exploiter les ordinateurs et téléphones saisis. Il n’est donc pas exclu qu’il y ait des poursuites supplémentaires »
, ajoute le magistrat qui n’a pas précisé la situation familiale ou professionnelle du quadragénaire.
L’exploitation des appareils pourrait en effet révéler d’autres faits, peut-être même bien plus graves, ou des images compromettantes. «
L’affaire Pelicot a commencé par un homme qui s’est fait prendre en filmant sous la jupe des femmes
. Sans que les faits n’atteignent une telle gravité, il y a une possibilité que l’on trouve des éléments à charge dans le téléphone ou les autres appareils électroniques »,
commente une source policière.
Le procureur de la République pourrait faire une communication après l’exploitation des appareils électroniques. Ce dernier précise par ailleurs que la personne ayant exercé des violences à l’encontre du suspect, en lui ayant porté un coup au visage, a été entendue par les services de police… Il sera convoqué par son parquet en vue d’une composition pénale, procédure qui permet de sanctionner rapidement l’auteur d’une infraction reconnaissant sa culpabilité.











