En Andalousie, Pedro Sanchez joue gros. Cette région du sud de l’Espagne représente près de 20 % de la population du pays et a été pendant 40 ans un bastion du Parti socialiste. Depuis 2019, elle a basculé à droite, avec le Parti populaire (PP) qui devrait, selon les sondages, rester au pouvoir. L’enjeu sera de voir si le PP conservera sa majorité absolue au Parlement andalou ou s’il sera contraint de gouverner avec Vox, le parti d’extrême droite en pleine ascension.
Le score du Parti socialiste sera bien sûr scruté à la loupe. Le parti de Pedro Sanchez pourrait enregistrer le pire résultat de son histoire dans cette région symbolique. Il a déjà subi plusieurs revers dans d’autres élections régionales ces derniers mois.
Ce scrutin en Andalousie intervient en tous cas à un an des élections générales en Espagne et a donc valeur de test pour le Premier ministre. Si Pedro Sanchez bénéficie d’une bonne image sur les dossiers internationaux, il est affaibli par des scandales de corruption touchant son entourage, et reste très impopulaire.
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