- Une nouvelle épidémie d’Ebola s’est récemment déclarée en République démocratique du Congo.
- L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) met en garde contre une urgence « de portée internationale ».
- Dans ce contexte, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dit suivre « très attentivement la situation » même si « le risque d’importation en France hexagonale » est « très faible ».
Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), Ebola se propage très rapidement. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a d’ailleurs mis en garde contre cette urgence « de portée internationale »
, mettant l’accent sur « l’ampleur et la rapidité »
de l’épidémie suspectée d’avoir déjà fait plus de 130 morts.
Dans ce contexte, le gouvernement se dit « très attentif à la situation »
et « a mobilisé immédiatement les autorités sanitaires et diplomatiques afin d’assurer un suivi exhaustif de l’épidémie »
. Ainsi, une première réunion interministérielle s’est tenue, lundi 18 mai, à Matignon, réunissant les ministres de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de la Santé, des Transports et des outre-mer, pour notamment « faire le point sur les connaissances scientifiques »
sur ce virus, a fait savoir Sébastien Lecornu dans un communiqué.
Mayotte « en alerte »
En parallèle, « de premières mesures de précaution »
ont été prises, même si les modélisations « réalisées à ce stade montrent que le risque d’importation en France hexagonale et à Mayotte est très faible »
. Compte tenu de la situation géographique de l’archipel, qui accueille des migrants de l’Afrique des Grands Lacs, l’exécutif a activé « la mise en alerte »
de la préfecture et de l’Agence régionale de santé, « ainsi que le renforcement de la surveillance sanitaire »
. Le centre hospitalier de Mayotte et les autres acteurs de santé « ont été mobilisés afin de préparer, le cas échéant, une prise en charge sécurisée des patients et la protection des professionnels de santé »
.
Enfin, un « renforcement des contrôles liés à l’arrivée de migrants en provenance d’Afrique de l’Est, de la région des Grands Lacs et des Comores »
est prévu et sera mené par les différents services de l’État. Plus généralement, Paris conseille aussi aux personnes qui ne pourraient pas reporter leur déplacement dans les pays touchés de se « protéger pendant »
leur voyage et « après »
.
Pour rappel, Ebola provoque une fièvre hémorragique extrêmement contagieuse et très létale. Le virus a fait plus de 15.000 morts en Afrique au cours des cinquante dernières années.











