mercredi, septembre 30

  • Le Sénat espagnol a rejeté mardi soir la ratification du traité d’amitié avec la France.
  • Un couac lié à un article prévoyant qu’un membre du gouvernement d’un des deux pays soit invité au Conseil des ministres de l’autre, qui survient en pleine visite d’Emmanuel Macron.

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Sans doute pas la meilleure preuve d’amitié. Le Sénat espagnol, dominé par l’opposition de droite, a rejeté mardi 29 septembre au soir la ratification du traité d’amitié entre l’Espagne et la France, en pleine visite d’État d’Emmanuel Macron à Madrid.

Un siège au Conseil des ministres au cœur du rejet

Dans le détail, 142 sénateurs de droite (Parti populaire) et d’extrême droite (Vox) ont voté contre ce texte, pour 106 voix pour, notamment d’élus issus du Parti socialiste (PSOE) du Premier ministre Pedro Sánchez. Le vote a eu lieu au Sénat au moment même où commençait au palais royal, à quelques centaines de mètres de là, un dîner de gala réunissant Emmanuel Macron et le roi Felipe VI et la reine Letizia.

Le Parti populaire espagnol, qui dispose de la majorité absolue au Sénat, s’opposait depuis sa rédaction à un article prévoyant qu’un membre du gouvernement d’un des deux pays soit invité au Conseil des ministres de l’autre au moins une fois tous les trois mois. Saisie sur ce point, la justice espagnole a pourtant estimé le 23 septembre, quelques jours avant l’arrivée d’Emmanuel Macron à Madrid, que le traité d’amitié franco-espagnol était bien constitutionnel.

Le texte avait été initialement paraphé à Barcelone en janvier 2023 par Emmanuel Macron et Pedro Sánchez. Depuis, il a été ratifié à la fois par le Congrès des députés à Madrid, et l’Assemblée nationale et le Sénat français à Paris. La France a signé quatre traités d’amitié de ce genre en Europe, avec, outre l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie et la Pologne. L’Espagne n’a, de son côté, signé de traité comparable qu’avec le Portugal et le Maroc, ses autres voisins.

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