“Lorsque El País a vu le jour, le 4 mai 1976, rien ne laissait présager qu’il atteindrait un demi-siècle de vie”, explique le journal espagnol dans son éditorial du 4 mai 2026. Et pourtant, cinquante ans plus tard, le quotidien généraliste arrive à “pleine maturité”, avec un tirage papier à exactement “17 806 exemplaires” pour cette journée d’anniversaire, “plus de 450 000 abonnés numériques”, et le “plus vaste réseau de correspondants en langue espagnole du monde”, sans compter ses bureaux répartis à travers l’Espagne, l’Amérique latine et les États-Unis, se réjouit El País dans un deuxième article.
Pour l’occasion, le titre de référence de la presse espagnole a organisé une grande fête à l’espace Matadero de Madrid du 1ᵉʳ au 3 mai. Il a également confié la confection de la première page de son numéro spécial d’anniversaire à l’artiste majorquin Miquel Barceló, qui y intègre des poissons, un élément incontournable de son œuvre, lui qui a grandi dans l’archipel méditerranéen des Baléares.
Un monde de la presse en évolution
Couvertude du tout premier numéro du journal espagnol “El País”, le 4 mai 1976.. El País
Malgré des débuts marqués par l’incertitude en Espagne à la suite de la mort du dictateur Francisco Franco, le 20 novembre 1975, El País a su s’imposer dans le quotidien de ses concitoyens au fil “des guerres et des révolutions dans le monde, des crises économiques, de transformations technologiques et d’avancées scientifiques inimaginables”, liste-t-il.
Si sa ligne éditoriale se rapproche de celle du Parti socialiste ouvrier espagnol, auquel appartient l’actuel Premier ministre, Pedro Sánchez, le journal certifie avoir été créé “pour être au service des lecteurs”, qu’il prend la peine de remercier chaleureusement, “et non d’un pouvoir, d’un parti, d’un gouvernement ou d’intérêts”.
Les mêmes “principes” le guident depuis cinq décennies, clame-t-il : “la lutte contre l’intolérance et le fanatisme, la défense des minorités persécutées et discriminées, la réduction des inégalités économiques et sociales, la révolution féministe inachevée et l’égalité des genres, et, aujourd’hui, les droits des personnes LGBTQI”.
[…] Lire la suite sur Courrier international











