samedi, juin 6

  • L’Iran a tiré sept missiles contre le Koweït et Bahreïn, a annoncé samedi l’armée américaine, précisant que six avaient été interceptés et que le dernier n’avait pas atteint sa cible.
  • L’armée américaine a annoncé avoir bombardé, en « légitime défense », des sites de radars en Iran après avoir abattu quatre drones iraniens qui, selon Washington, menaçaient le trafic maritime.
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Moyen-Orient : un cessez-le-feu et des négociations mis à rude épreuve

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SEPT MISSILES TIRÉS SUR LE KOWEÏT ET BAHREÏN

L’Iran a tiré sept missiles contre le Koweït et Bahreïn, a annoncé samedi l’armée américaine, précisant que six avaient été interceptés et que le dernier n’avait pas atteint sa cible. « L’Iran a tiré sept missiles balistiques vers le Koweït et Bahreïn (…) selon les premières évaluations, six ont été interceptés et un septième n’a pas atteint sa cible prévue », a écrit l’armée américaine sur X, ajoutant qu’il n’y avait pas de blessé dans ses rangs à ce stade et niant tout dégât sur l’une de ses infrastructures à Bahreïn.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avait affirmé plus tôt avoir frappé des « bases ennemies » dans la région après des bombardements américains contre des installations radars en Iran.

Des explosions avaient été entendues près des aéroports de ces pays avant que l’Iran ne confirme l’envoi de missiles.

Minute par minute

LE PRÉSIDENT LIBANAIS APPELÉ À SAUVER SON PAYS

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a appelé samedi le président libanais Joseph Aoun, qui avait sommé la veille Téhéran de ne plus « intervenir » dans les affaires de son pays, à « sauver » le Liban contre son « vrai ennemi », Israël.

« D’après les propos de M. Aoun, on pourrait croire que c’est l’Iran qui a occupé un cinquième du Liban, déplacé un quart des Libanais et bombarde son pays quotidiennement », a écrit M. Araghchi sur X en se référant à Israël sans le nommer. « Si le Liban avait été une monnaie d’échange pour l’Iran, nous aurions conclu un accord depuis longtemps. Sauvez le Liban de votre véritable ennemi, Monsieur le président », a-t-il ajouté.

SEPT MISSILES TIRÉS SUR LE KOWEÏT ET BAHREÏN

L’Iran a tiré sept missiles contre le Koweït et Bahreïn, a annoncé samedi l’armée américaine, précisant que six avaient été interceptés et que le dernier n’avait pas atteint sa cible. « L’Iran a tiré sept missiles balistiques vers le Koweït et Bahreïn (…) selon les premières évaluations, six ont été interceptés et un septième n’a pas atteint sa cible prévue », a écrit l’armée américaine sur X, ajoutant qu’il n’y avait pas de blessé dans ses rangs à ce stade et niant tout dégât sur l’une de ses infrastructures à Bahreïn.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avait affirmé plus tôt avoir frappé des « bases ennemies » dans la région après des bombardements américains contre des installations radars en Iran.

Des explosions avaient été entendues près des aéroports de ces pays avant que l’Iran ne confirme l’envoi de missiles.

L’IRAN DIT AVOIR FRAPPÉ DES « BASES ENNEMIES »

Les Gardiens de la Révolutions iraniens ont annoncé ce matin avoir attaqué des « bases ennemies » dans la région, après des bombardements américains sur des installations de radar en Iran. Dans un communiqué relayé par la télévision d’Etat Irib, l’armée idéologique d’Iran affirme que des « bases ennemies dans la région ont été touchées par des missiles aériens ». Le Koweït et le Bahreïn, deux pays qui hébergent d’importantes bases militaires américaines dans le Golfe, avaient auparavant déclenché des alertes aériennes.

DES INSTALLATIONS DE RADARS BOMBARDÉES EN IRAN

L’armée américaine a annoncé vendredi avoir bombardé, en « légitime défense », des sites de radars en Iran après avoir abattu quatre drones iraniens qui, selon Washington, menaçaient le trafic maritime civil dans la région. 

Les forces américaines ont « abattu quatre drones (…) lancés en direction du détroit d’Ormuz », qui « représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional », a écrit le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X. « Les forces américaines ont ensuite frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l’île de Qeshm afin de se défendre contre de nouvelles attaques, » a ajouté le Centcom. « Les forces américaines restent vigilantes et prêtes à répondre, dans le cadre de la légitime défense, à toute agression injustifiée de l’Iran », a-t-il poursuivi.

LE KOWEÏT VISÉ

Les défenses antiaériennes du Koweït font face samedi à des missiles et des drones, a annoncé l’armée du pays du Golfe, trois jours après une attaque contre son aéroport imputée à l’Iran. « Les défenses antiaériennes koweïtiennes font face à des attaques de missiles et de drones hostiles (…) toute explosion qui pourrait être entendue est la conséquence de l’interception de cibles hostiles par la défense antiaérienne », a écrit l’armée sur X.

MISSILES IRANIENS

Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi qu’il restait à l’Iran « 21 à 22% » de ses missiles, dans une interview à la chaîne NBC, après plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

« Ils ont quelques missiles, ils ont quelques drones. Je dirais en pourcentage peut-être 21, 22% de leurs missiles. C’est beaucoup de missiles, mais ce n’est pas ce que c’était lorsque nous avons lancé notre première attaque », a-t-il déclaré dans un premier extrait diffusé par la chaîne, l’interview devant être diffusée dans son intégralité dimanche. Le président américain avait pourtant affirmé début mai qu’il restait à Téhéran « 18 à 19% » de son stock de missiles.

« La plupart des usines de drones ont été détruites, la plupart des rampes de lancement ont été détruites et la plupart des sites de fabrication de missiles ont été détruits », a-t-il ajouté vendredi.

BONJOUR

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Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l’Iran de ne plus « intervenir » dans son pays, dans une interview diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël. « Ce n’est pas votre pays, c’est le nôtre (…) Vous n’avez pas à intervenir dans notre pays », a lancé le dirigeant libanais à l’adresse de l’Iran.

« Ils utilisent le Liban comme moyen de pression dans leurs négociations avec les États-Unis, ce qui est inacceptable », a-t-il dit à la chaîne CNN. 

Le mouvement islamiste libanais a entraîné début mars le pays dans la guerre, en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine sur l’Iran le 28 février. Mercredi, à l’issue d’une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord a été annoncé, la trêve en vigueur depuis le 17 avril n’ayant jamais été respectée.

L’accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un « arrêt complet » des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l’armée israélienne dans le sud du pays. Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le front libanais. Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont en outre exigé jeudi le retrait de l’armée israélienne du Liban.

« Le Hezbollah doit comprendre qu’il (n’y a pas) d’autre solution que de s’asseoir et de parler, pas d’autre moyen (…) de sauver ce qu’il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie », a affirmé Joseph Aoun. « Il s’agit du peuple libanais, pas du peuple de Naïm Qassem », a-t-il déclaré, en référence au chef du Hezbollah qui avait rejeté jeudi l’accord. « La majorité du peuple libanais en a assez de la guerre. »

La rédaction de TF1info

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