- Washington a fait part de sa vive inquiétude après les attaques des Houthis du Yémen sur l’Arabie saoudite, redoutant une « escalade rapide » dans la région.
- Le chef de la diplomatie iranienne est attendu pour une escale rapide au Qatar, avant de rejoindre l’Assemblée générale de l’ONU mardi.
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Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
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Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, va faire escale au Qatar, médiateur dans le conflit entre Téhéran et Washington, avant de se rendre à New York pour l’Assemblée générale de l’ONU, selon l’agence d’État Irna. Le ministre « a quitté Téhéran dimanche soir à destination de New York (…) et fera une brève escale à Doha afin de tenir des consultations sur les derniers développements
dans la région
«
, écrit l’agence.
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Minute par minute
Les États-Unis avaient annoncé jeudi avoir décidé d’autoriser la délégation iranienne, dont le président Massoud Pezeshkian, à participer à l’Assemblée générale de l’ONU malgré le conflit en cours. Cet arrêt d’Abbas Araghchi à Doha intervient alors que l’Iran a dit avoir de nouveau transmis aux États-Unis, via le médiateur qatari, ses conditions pour la réouverture du stratégique détroit d’Ormuz.
Le trafic dans cette voie maritime, par laquelle transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est fortement perturbé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran. Les États-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.
Un protocole d’accord conclu en juin entre l’Iran et les États-Unis et visant à mettre fin au conflit a volé en éclats en juillet.
Depuis, les négociations sont dans l’impasse et la guerre s’est étendue au front yéménite. Les États-Unis disent redouter une « escalade rapide »
des hostilités au Moyen-Orient après les attaques des Houthis du Yémen contre l’Arabie saoudite, dont la capitale a été visée pour la première fois depuis des mois par ces combattants pro-iraniens. Donald Trump, qui devait passer tout le week-end dans la résidence présidentielle champêtre de Camp David dans le Maryland, est rentré à Washington samedi soir.

