- Au lendemain des violences en marge des mobilisations « contre la vie chère », Emmanuel Macron s’est exprimé depuis le palais de l’Élysée.
- Le chef de l’État n’a pas convaincu la classe politique ni les candidats à la présidentielle, entre procès en déconnexion et absence d’annonces.
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Lycées, facs, gilets jaunes… Une France entre colère sociale et violences urbaines
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Minute par minute
L’ASSOCIATION DES MAIRES DE FRANCE APPELLE AU RASSEMBLEMENT À 12H
Après ce week-end de chaos, l’Association des maires de France (AMF) appelle à des rassemblements aujourd’hui « à partir de midi » devant les mairies pour dénoncer les « attaques graves portées contre les institutions démocratiques ».
ÉVALUATION DES DÉGATS, DÉPLACEMENTS, RÉPONSES JUDICIAIRES…
Face au choc provoqué par les violences, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit tenir à partir de 10h une cellule interministérielle de crise qui portera sur trois volets, « économie-commerce », « assurance » et « suivi judiciaire », selon Matignon. Le Premier ministre a par ailleurs été chargé par Emmanuel Macron de réunir partis, syndicats, collectivités et parlementaires.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, dont la démission a été demandée à gauche, est, pour sa part, attendu à Marseille, ville frappée de plein fouet par les violences, où les autorités ont recensé jusqu’à 30.000 pilleurs samedi.
À partir de 9h, des commerçants, distributeurs, hôteliers et restaurateurs, ainsi que les banques et assurances sont par ailleurs attendus à Bercy pour faire le point sur l’ampleur des dégâts matériels.
L’ÉTAT EST-IL DEVENU IMPUISSANT ?
Quelles réponses après le chaos du 17 octobre ? Les services de renseignement ont-ils sous-estimé la mobilisation ? Alexandra Guillet, du service police-justice de TF1/LCI, fait le point.
Face au chaos et aux pillages, l’État est-il impuissant ?
CE QU’IL FAUT RETENIR DE L’ALLOCUTION D’EMMANUEL MACRON
Au lendemain des violences du 17 octobre, en marge des mobilisations « contre la vie chère », Emmanuel Macron s’est exprimé depuis le palais de l’Élysée. Le chef de l’État a appelé à ne pas « confondre » les manifestants aux « revendications légitimes » avec « ceux qui ont détruit, cassé, pillé ». Voici ce qu’il faut retenir.
Casseurs, préfets, présidentielle… Ce qu’il faut retenir de l’allocution d’Emmanuel Macron après les violences du 17 octobre
Politique
BONJOUR
Bienvenue dans ce direct consacré aux suites de la mobilisation du 17 octobre. Fragilisé et critiqué de toutes parts, l’exécutif va tenter lundi de répondre à la colère et aux craintes soulevées par sa gestion des rassemblements, qui ont viré au chaos dans de nombreuses villes et tourne à la crise politique. Suivez ici, tout au long de la journée, les dernières informations.
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Sa prise de parole était attendue. Emmanuel Macron a déçu. La classe politique et des candidats à la présidentielle ont tiré à boulets rouges, dimanche 18 octobre, après l’allocution du chef de l’État, entre procès en déconnexion et insatisfaction sur l’absence d’annonces. Au lendemain des scènes inédites de pillages et violences, qui se sont reproduites dimanche à Paris ou Lyon, son intervention enregistrée depuis l’Élysée a duré une dizaine de minutes.
Le temps pour lui de promettre notamment la fermeté face aux casseurs « qui doivent payer »
, et « la transparence »
sur le schéma de maintien de l’ordre remis en cause jusque dans le camp gouvernemental. Et d’annoncer que le Premier ministre Sébastien Lecornu réunirait « dans les prochains jours »
les partenaires sociaux mais aussi des formations politiques, en appelant à une campagne présidentielle à débats « avec les partis et non pas dans la rue »
.
Sans avoir convaincu, jusque dans son camp. « J’aurais préféré, comme des millions de Français, des décisions et des initiatives permettant le retour à l’ordre et le rétablissement de l’autorité de l’État »
, l’a interpellé sur X son ancien Premier ministre Édouard Philippe, même si le candidat Horizons lui a reconnu « une volonté louable de rétablir le dialogue »
.
Du côté des oppositions, la patronne des Écologistes Marine Tondelier aurait « aimé entendre le président amorcer le début d’un commencement de mea culpa »
. « Les revendications demeurent ce soir »
, a abondé sur LCI Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, estimant « absolument irresponsable de prendre la parole ce soir pour ne rien dire »
en réponse aux manifestants. De l’autre côté de l’échiquier politique, le président du RN Jordan Bardella a fustigé une « lamentable allocution »
et un pouvoir qui « n’a plus rien à dire aux Français, plus rien à leur proposer »
.
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