- Emmanuel Macron est attendu, mardi 29 septembre, à Madrid pour une visite d’État de deux jours en Espagne.
- Objectif : souligner de grandes « convergences » entre les deux pays en matière européenne.
- Un dîner de gala au palais royal et une rencontre avec des étudiants sont notamment au programme.
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« Illustrer la profondeur des liens qui unissent nos deux pays
. » C’est, selon l’Élysée, le sens de la visite d’Emmanuel Macron qui débute ce mardi 29 septembre en Espagne. Accompagné de son épouse Brigitte, le président de la République est attendu à Madrid pour une visite d’État de deux jours, l’occasion de souligner les grandes « convergences
» entre les deux pays en matière européenne.
Le chef de l’État et la Première dame seront accueillis à la mi-journée par le roi Felipe VI et la reine Letizia au palais royal, avant un déjeuner au palais de la Zarzuela, leur résidence madrilène. Le programme s’annonce chargé : Emmanuel Macron échangera ensuite dans l’après-midi avec des étudiants à l’université Complutense au sujet de la protection de « nos démocraties et notre jeunesse à l’heure des réseaux sociaux »
, a expliqué la présidence à des journalistes.
Une forte « proximité »
Ce thème est l’une des dernières batailles du locataire de l’Élysée, qui espère, avant de quitter le pouvoir en mai, interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, malgré les obstacles juridiques, un objectif partagé par le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, pour les moins de 16 ans. Cette journée, par ailleurs très protocolaire, s’achèvera avec un dîner de gala au palais royal.
Mercredi, l’économie, la politique et la diplomatie s’inviteront plus franchement dans cette première visite d’État d’un président français depuis celle de Nicolas Sarkozy en 2009. Emmanuel Macron et le roi Felipe VI doivent ouvrir dans la matinée un forum économique franco-espagnol, en présence de nombreux chefs d’entreprise. Le Président s’entretiendra ensuite avec Pedro Sanchez au palais de la Moncloa à la mi-journée, avant une conférence de presse commune.
S’ils sont arrivés au pouvoir au même moment entre 2017 et 2018, Emmanuel Macron et Pedro Sanchez n’ont jamais affiché une grande intimité. Ils se sont récemment retrouvés sur la reconnaissance d’un État de Palestine et leur opposition à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Il existe une forte « proximité »
et les « convergences sont fortes, en particulier sur notre agenda européen »
en faveur d’une plus grande souveraineté continentale, fait-on valoir au palais de l’Élysée. Il s’agit donc par cette visite de « rehausser »
et « marquer politiquement »
ce qui « est de l’ordre de l’évidence »
, ajoute-t-on.
L’Espagne et la France ont signé en 2023 à Barcelone un traité d’amitié censé, déjà, « rehausser »
les relations bilatérales, comme Paris l’a fait avec ses autres voisins, l’Allemagne et l’Italie. Madrid a signé des accords semblables avec le Portugal et le Maroc. Mais côté espagnol, la ratification parlementaire était bloquée par l’opposition de droite. La justice espagnole a estimé, la semaine dernière, que la disposition contestée était bien constitutionnelle. « Notre souhait est que cette ratification puisse aller à son terme »
, a dit la présidence française, saluant ces récents « signaux »
positifs.



