Avec notre correspondante à Nairobi, Albane Thirouard
L’arrivée du président Emmanuel Macron est prévue aux alentours de 16h00, heure locale, et va être accueilli à la State house, par son homologue kényan, William Ruto avec lequel il va ensuite s’entretenir. Puis, les deux chefs d’État devraient prendre la parole devant la presse.
Emmanuel Macron s’était déjà rendu au Kenya, en 2019. C’était alors le premier président français à se déplacer, dans le pays, depuis son indépendance, en 1963.
Pour la France, le Kenya représente un partenaire relativement stable dans une région marquée par les conflits. Il y a des intérêts économiques. Le pays est un hub financier dans la région, porte d’entrée vers le marché est-africain. Il attire d’ailleurs de plus en plus d’entreprises françaises. En effet, elles y étaient une trentaine en 2012 ; elles sont environ 140 aujourd’hui.
Et du côté du Kenya, ce rapprochement avec la France s’inscrit dans la stratégique diplomatique de Nairobi à savoir diversifier les partenariats et attirer les investissements. Plusieurs accords devraient d’ailleurs être signés par les présidents Emmanuel Macron et William Ruto.
Le sommet Africa Forward
Ce déplacement du président Emmanuel Macron au Kenya, c’est aussi et peut-être surtout l’occasion de participer au sommet Africa Forward qui s’y tient lundi et mardi, deux journées et des programmes différents. Ainsi, la journée de lundi s’articule autour d’un forum d’affaires, rassemblant des investisseurs, des chefs d’entreprises, de France et du continent.
Puis, mardi se tient un sommet des chefs d’État. Une trentaine sont attendus à Nairobi. Pour Emmanuel Macron, il s’agit de son premier sommet réunissant des chefs d’Etat africains. Le précédent, celui de Montpellier en octobre 2021, s’était tenu uniquement avec des représentants de la société civile.
C’est par ailleurs la première fois qu’un tel sommet est organisé dans un pays anglophone. Selon l’Élysée, ce choix vise à montrer que la France regarde « l’Afrique dans sa globalité », un repositionnement qui intervient alors que les relations se sont tendues, voire même ont été rompues avec plusieurs pays d’Afrique francophone, notamment dans le Sahel, avec les pays de l’AES (le Mali, le Burkina Faso et le Niger) qui ont, ces dernières années, exigé le départ des troupes françaises de leur territoire.
Dans ce contexte, le Kenya représente une Afrique anglophone, sans passif colonial avec la France, vers laquelle Paris se tourne de plus en plus.
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