mardi, septembre 8

Aux grands maux, les grands remèdes. Édouard Philippe a profité de son déplacement de campagne à Alès pour faire une proposition en matière de lutte contre le trafic de drogue.

L’ancien Premier ministre s’est prononcé en faveur de l’instauration d’un « état d’urgence pour le narcotrafic », s’inspirant de ce qui existe déjà avec le cadre législatif et règlementaire dans l’antiterrorisme, « qui a donné des résultats intéressants. »

Le candidat souhaite « reprendre le contrôle d’un certain nombre de zones géographiques où le narcotrafic est littéralement hors de contrôle. »

Des mesures administratives spéciales

Concrètement, il permettrait « sur un territoire donné, par exemple dans une ville ou une agglomération pendant une période donnée, sous le contrôle d’un juge », de prendre des mesures administratives spéciales.

Le maire du Havre a cité « l’utilisation de moyens technologiques qu’on n’utilise pas dans le droit commun » tel que « la reconnaissance faciale pour interdire l’accès d’une zone à des trafiquants, mener des enquêtes judiciaires avec des moyens étendus pour marquer un coup d’arrêt. »

Si Édouard Philippe s’est rendu dans cette ville du Gard, ce n’était pas un hasard. Cet été, son maire, Christophe Rivenq (LR), a été placé sous protection policière, après des menaces répétées attribuées au groupe criminel DZ Mafia.

Outre l’état d’urgence narcotrafic, le candidat Horizons a proposé d’autres leviers d’action à commencer par des moyens financiers accrus pour les Outre-mer.

Des sanctions économiques plus efficaces

« La vérité c’est qu’une partie du combat contre le narcotrafic se gagne dans les Antilles, en Guyane et à La Réunion qui sont les portes d’entrée de la matière stupéfiante. Il faut accroître notre présence à la mer, augmenter le nombre de bateaux et d’interventions possibles », a-t-il motivé.

Édouard Philippe a également défendu des sanctions économiques plus efficaces contre les narcotrafiquants avec des facilités de saisies des biens ou des peines complémentaires pour les priver d' »allocations et de revenus sociaux. »

Le candidat a évoqué la création de « fichiers S », pour permettre à « la chaîne financière, bancaire et administrative pour « savoir ceux qui sont soupçonnés ou compromis dans un narcotrafic pour surveiller leurs actifs financiers ».

Enfin, Édouard Philippe a insisté sur la nécessité de lutter contre « le risque corruptif. » « Avec l’argent de la drogue viennent les menaces, les propositions et la corruption. » À ce titre, il s’est prononcé en faveur d’une communication à l’employeur public de la consommation par un agent dépositaire de l’autorité publique de stupéfiants.

L’ancien Premier ministre, a également reconnu que « partout en France, cette consommation s’accélérait » et que cela constituait « un problème de santé publique. »

Article original publié sur BFMTV.com

Share.
Exit mobile version